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STABLON® (tianeptine)

En mai 2007, l'Agence française du médicament (Afssaps) a rapporté 141 cas d'abus et de pharmacodépendance survenus en France entre 1989 et 2004, soit environ 1 à 3 cas pour 1 000 patients traités par tianeptine. Il s'agit surtout de patients âgés de moins de 50 ans et ayant des antécédents de conduites de toxicomanie. L'arrêt de la tianeptine est difficile en raison d'un syndrome de sevrage (Prescrire n°285 p509)

Par ailleurs, la tianeptine expose à des dépendances et à des atteintes hépatiques et cutanées (Prescrire n° 339 p. 25 ; n° 345 p. 516 et n° 349 p. 822)

 

STELARA® (ustekinumab)

Trop suspect d’effets cancérigène pour traiter le psoriasis (Prescrire n°309 p491et n°350 p908)

 

STRESAM® (etifoxine)

Ce produit, d’efficacité mal évaluée dans l’anxiété, expose à des atteintes hépatiques (n° 349 p. 832).

 

SYCREST® (asénapine)

Moins efficace que d’autres neuroleptiques dans les épisodes maniaques chez les patients atteints de trouble bipolaire, ce produit expose à des hypoesthésies buccales et à des hypersensibilités parfois graves (n° 342 p. 255)

 

TASMAR® (tolcapone)

Cet antiparkinsonien expose à des atteintes hépatiques parfois mortelles (n° 330 p. 273-279). En dernière ligne l’entacapone (Comtan° ou autre) est une option.

 

tixocortol (associé avec la chlorhexidine dans THIOVALONE®)

Ce produit expose à des réactions allergiques à type d’oedèmes cutanéomuqueux de la

face, de glossites, voire d’oedèmes de Quincke (n° 320 p. 417).

 

TOCTINO® (alitrétinoïne)

Dans l’eczema chronique sévère des mains, il expose à trop de risques : effet tératogene puissant, dépression, suicide, interactions médicamenteuses… (Prescrire n°315 p10 et 320 p476)

 

Topiques pour entorses et tendinites

L’association dexaméthasone + salicylamide + salicylate d’hydroxyéthyle (PERCUTALGINE®) (n° 345 p. 505), et l’association prednisolone + salicylate de dipropylène glycol (CORTISAL®) (n° 338 p. 898) exposent aux effets indésirables des corticoïdes et aux réactions d’hypersensibilité des salicylés.

  

Tramadol et spécialités en contenant

L'interet de l’adjonction de tramadol au paracetamol pour traiter la douleur reste à démontrer ; ce qui n’est pas le cas des effets secondaires du Tramadol : surcroît de troubles neuropsychiques (dont des convulsions), hépatiques, respiratoires et cardiovasculaires, hypoglycémies.

Quand l’ajout d’un opioïde faible est justifié, notamment après échec du paracétamol seul, mieux vaut préférer la codéine, dont la balance bénéfices-risques est la plus acceptable, malgré ses limites. (Prescrire n° 241 p527, n°327 p23 et n°329 p185)

 

Trimétazidine (VASTAREL® et génériques)

La trimetazidine est une substance aux propriétés incertaines utilisée dans l’angor sans efficacité

démontrée au-delà de l’effet symptomatique, qui expose à des syndromes parkinsoniens, des hallucinations et des thrombopénies (n° 342 p. 260-261).

NB : La HAS a réévalué ce produit en février 2012 :

Au regard des alternatives existantes, l’intérêt thérapeutique de Vastarel® et de ses génériques ne permet pas de justifier leur prise en charge par la solidarité nationale.

La commission d’autorisation de mise sur le marché de l’Afssaps a recommandé la suspension de l’utilisation de ces spécialités dans l’attente d’une décision européenne.

 

TRIVASTAL® (piribédil)

Le service médical rendu est insuffisant dans l’ensemble des indications thérapeutiques pour justifier une prise en charge, sauf dans le traitement de la maladie de Parkinson où le service médical rendu est modéré (Avis HAS).

 

VALDOXAN® (agomélatine)

D’efficacité douteuse, ce produit expose à des troubles hépatiques, pancréatiques, musculaires

et cutanés (Prescrire n° 351 p. 26)

 

Vasoconstricteurs à visée ORL

Les décongestionnants vasoconstricteurs par voies orale et nasale (l’éphédrine, la naphazoline, l’oxymétazoline, le pseudoéphédrine et le tuaminoheptane) exposent à des troubles cardiovasculaires disproportionnés pour des médicaments destinés à soulager des troubles bénins tels que le rhume (Prescrire n° 342 p. 263-264 ; n° 345 p. 505 ; n° 348 p. 738 + 743)

Pour en savoir plus : fil d'info dédié

 

Vasodilatateurs

Les “vasodilatateurs”, particulièrement ceux dérivés de l’ergot de seigle, utilisés dans les “déficits cognitifs neurosensoriels liés à l’âge” : la dihydroergocryptine (dans VASOBRAL®), la dihydroergocristine (ISKEDYL®), la dihydroergotoxine (HYDERGINE®), la nicergoline (SERMION® ou autre), sans efficacité prouvée, exposent à des risques de fibroses notamment pulmonaires ou rétropéritonéales (Prescrire n° 342 p. 260-261 ; n° 343 p. 361).

 

Venlafaxine (EFFEXOR® et génériques)

Elle expose plus que d’autres antidépresseurs à des troubles cardiovasculaires (Prescrire n° 343 p. 353).

 

VECTARION® (almitrine)

Utilisée comme “oxygénateur” sans efficacité clinique démontrée dans la bronchopneumopathie

chronique obstructive, elle expose à des neuropathies et des pertes de poids graves (Prescrire n° 345 p. 505)

 

VICTOZA® (liraglutide)

Mieux vaut en rester à l’exénatide, dans les rares cas où un analogue des incrétines semble justifié (Prescrire n°317 p168)

NB : Selon un article mis en ligne sur le site de la revue médicale spécialisée Gastroenterology, proportionnellement, 11 fois plus de pancréatites ont été notifiées avec l'exénatide. Pour les cancers du pancréas, le taux a été d'environ 3. Pour les cancers de la thyroïde, il a été d'environ 5. Ces données troublantes convergent avec un faisceau d'arguments, notamment les données animales (Prescrire n°333 p 508).

 

XARELTO® (rivaroxaban)

Après une prothèse de hanche, une HBPM semble plus sûre (Prescrire n° 307 p326).

En traitement d'une thrombose veineuse profonde et en prévention des récidives : pas mieux qu'une HBPM suivie de la warfarine (Prescrire n°345 p493).

Chez les patients atteints de fibrillation auriculaire, en cas de risque thrombotique important, l’anticoagulant de référence reste la warfarine à dose ajustée selon l'INR. Le dabigatran est une alternative quand il est impossible de maintenir l’INR dans la zone thérapeutique la plupart du temps. En cas de risque thrombotique modéré, la warfarine ou l’aspirine sont des choix raisonnables (Prescrire n°345 p488-492).

 

Zolpidem (STILNOX® et génériques)

Des formes de toxicomanie au zolpidem ont été décrites, avec notamment une dépendance (Prescrire n°289)

 

ZYBAN® (chlorhydrate de bupropion)

Cet amphétaminique expose à des troubles neuropsychiques, des malformations cardiaques congénitales, des dépendances (Prescrire n° 339 p. 26-27 et n° 342 p. 271)

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