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Anti Alzheimer

Dans le traitement symptomatique de la maladie d'Alzheimer, les anticholinestérasiques exposent les patients à des troubles du rythme cardiaque graves pour une efficacité très modeste et transitoire (Prescrire n°349 p833).

 

Anti émétiques

La dompéridone (MOTILIUM® ou génériques), un neuroleptique, expose à des troubles du rythme ventriculaire et des morts subites, disproportionnés par rapport aux symptômes traités, les reflux gastro-oesophagiens ou les nausées et vomissements (Prescrire n° 340 p. 108 ; n° 341 p. 196).

Pour les nausées et vomissements des pathologies bénignes, le SNJMG n’a trouvé aucun médicament satisfaisant dans la littérature scientifique.

En cas de grossesse, le CRAT conseille, comme la revue Prescrire, la doxylamine (DONORMYL®), antihistaminique H1 très bien évalué en cours de grossesse. Si la doxylamine se montre peu efficace ou mal tolérée, le métoclopramide (PRIMPERAN®) pourra être utilisé quel que soit le terme de la grossesse. C’est aussi pour le CRAT le médicament de référence lors de l’allaitement.

Rappel : le métoclopramide est désormais contre indiqué pour les moins de 18 ans.

Pour en savoir plus : fil d'info dédié

 

Anti inflammatoires coxibs

Le célécoxib (CELEBREX®), l’étoricoxib (ARCOXIA®) et le parécoxib (Dynastat®) exposent à plus de risques cardiovasculaires et cutanés que d’autres AINS tels l’ibuprofène (BRUFEN® et génériques) et le naproxène(NAPROSYNE® et génériques) (Prescrire n° 344 p. 419).

 

Anti histaminiques « historiques »

La méquitazine (PRIMALAN®) est un antihistaminique H1 “sédatif” et “atropinique” dans les allergies, d’efficacité modeste, expose plus que d’autres antihistaminiques H1 à des troubles du rythme cardiaque (n° 337 p. 819). Autant en rester à des antihistaminiques non “sédatifs” et non “atropiniques” tels que la loratadine(CLARITYNE® ou autre) ou la cétirizine (ZYRTEC® ou autre).

La prométhazine injectable (PHENERGAN®), un antihistaminique H1 dans l’urticaire sévère, expose à des nécroses cutanées et des gangrènes (n° 327 p. 59). Autant en rester à la dexchlorphéniramine injectable (POLARAMINE°).

 

ARIXTRA® (fondaparinux sodique)

Chez des patients insuffisants rénaux, après une chirurgie à risque thrombo embolique élevé, le fondaparinux expose à un surcroît d’hémorragies graves (Prescrire n° 324 p767)

En fevrier 2012, la HAS estime que l'Arixtra n'apporte pas d’avantage clinique dans la thrombose veineuse superficielle isolée

 

CHAMPIX® (varénicline)

Il expose à des troubles psychiatriques multiples et à des réactions cutanées sévères (Prescrire n°324 p741).

Le 31 Mai 2011, à l'occasion de la Journée Mondiale sans tabac, le ministre de la santé Xavier Bertrand, a annoncé que le Champix ® ne fera plus partie des médicaments remboursés pour arrêter de fumer.

Le 17 juin 2011, l'Agence américaine des médicaments (FDA) a souhaité que la notice Champix soit modifiée afin que le médicament soit déconseillé aux personnes présentant des troubles cardiaques : d'après une étude menée sur 700 fumeurs, la varénicline, peut aggraver les problèmes cardiovasculaires des personnes présentant déjà des troubles de ce type.

 

COLCHIMAX® (colchicine + poudre d’opium + tiémonium)

La présence de la poudre d’opium et du tiémonium masquent les diarrhées, un des premiers signes de surdose parfois mortelle de la colchicine (Prescrire n° 350 p. 901).

 

CYMBALTA® (duloxétine)

Pour prévenir les récidives dépressives ou pour traiter un premier épisode dépressif, la duloxétine a une efficacité incertaine alors qu’elle expose à des effets indésirables tels qu’HTA et atteintes hépatiques (Prescrire n° 320 p. 423)

 

Diacéréine (ART 50® et génériques)

Ce produit expose à des troubles digestifs, des atteintes cutanées graves et des hépatites (Prescrire n° 323 p. 663)

 

DIANE 35®

Diane 35 est un médicament utilisé dans le traitement de l’acné et non un contraceptif. A l'issue de l'évaluation de l'ensemble des données disponibles, l'ANSM estime que le rapport bénéfice/risque de Diane 35 et de ses génériques est défavorable dans le traitement de l'acné, au regard notamment du risque thromboembolique veineux et artériel auxquels ils exposent les femmes traitées. De surcroît, l'usage important de ces médicaments en tant que contraceptifs n'est pas conforme et leur efficacité comme contraceptif n'a pas été démontrée par des études cliniques appropriées.

Pour en savoir plus : fil d'info dédié

 

EFIENT® (prasugrel)

Après angioplastie avec endoprothèse, mieux vaut en rester à l’association aspirine + clopidogrel (Prescrire n°308 p406)

NB : Par un courrier aux médecins en date du 04.04.11, le laboratoire Lilly signale la survenue de cas d'hypersensibilité grave incluant des cas d'angioedemes (notamment chez des patients aux antécédents de réactions d'hypersensibilité au clopidogrel). le delai de survenue des cas est variable ; survenue immédiate ou survenue à 5 à 10 jours.

 

EXFORGE HCT® (amlodipine + valsartan + hydrochlorothiazide)

La triple association à doses fixes expose à une utilisation abusive d’une trithérapie dans l’hypertension artérielle avec multiplication des effets indésirables et des interactions, à des risques d’erreurs de dosages liées au conditionnement inadapté (Prescrire n° 325 p. 809).

 

Fentanyl en spray nasal (INSTANYL®)

Pas de progrès pour traiter les pics douloureux des patients cancéreux ; le conditionnement peu sécurisé expose le patient à des risques de surdose parfois mortels (Prescrire n° 321 p486 et 325 p 876)

 

Fibrates

Le fénofibrate (Lipanthyl° ou autre), le bézafibrate (Befizal°) et le ciprofibrate (Lipanor° ou autre), des hypocholestérolémiants sans efficacité clinique démontrée, exposent à de nombreux effets indésirables, notamment cutanés, hématologiques et rénaux (n° 329 p. 193).

Le gemfibrozil (Lipur°), le seul fibrate avec une certaine efficacité démontrée, est un recours, à manier avec prudence, quand un fibrate est choisi.

Pour en savoir plus : fil d'info dédié

 

FORSTEO® (tériparatide)

Ce peptide expose à des troubles digestifs, des syncopes secondaires à des hypotensions, et peut-être à un risque de tumeurs osseuses (n° 315 p. 18).

 

Glucosamine (VOLTAFLEX® et génériques)

Ce produit expose à des réactions allergiques et à des troubles hépatiques (Prescrire n° 323 p. 663)

 

HEXAQUINE® et médicaments contre les crampes contenant de la quinine

Aux USA, la quinine n’est plus autorisée dans le traitement des crampes depuis 1995, du fait d’effets indésirables disproportionnés (voire mortels) avec une maigre efficacité (Prescrire n° 326 p905 et n° 344 p. 421). La revue Prescrire ne connait pas de médicament avec une balance bénéfices-risques favorable dans les crampes.

 

IDARAC® (floctafénine)

Cet AINS proposé comme antalgique, expose à des hypersensibilités dont des bronchospasmes et des oedèmes de Quincke (n° 321 p. 498)

 

Inhibiteurs de la dipeptidyl peptidase 4 (DPP-4) tels que la saxagliptine (ONGLYZA®), sitagliptine (JANUVIA®, JANUMET®) et vildagliptine (GALVUS®, EUCREAS®)

Ils sont sans efficacité clinique démontrée sur les complications du diabète (accidents cardiovasculaires, insuffisances rénales, atteinte neurologique, etc.). Ils ont un profil d’effets indésirables chargé, notamment des troubles de l’immunité, des pancréatites, des hypersensibilités (Prescrire n° 347 p. 655 et n° 349 p. 811).

NB : Avis de la HAS sur la sitagliptine : Pas d’avantage clinique démontré en monothérapie ni en bithérapie en association à un sulfamide ou à l’insuline + Avis défavorable au remboursement en association à la metformine

 

Isotrétinoïne et génériques

L’isotrétinoïne par voie orale a une efficacité démontrée sur l’acné. Son utilisation est à réserver au traitement des formes sévères à risque cicatriciel important, compte tenu des effets indésirables nombreux et parfois graves auxquels elle expose : tératogénicité, sécheresse cutanéomuqueuse, hépatotoxicité, troubles psychiques, etc… (Prescrire n°313 p840)

 

IZILOX® (moxifloxacine)

Cette fluoroquinolone pas plus efficace que d’autres, expose à des syndromes de Lyell, à des hépatites fulminantes, et à un surcroît de troubles cardiaques (Prescrire n° 327 p. 12) ;

 

KETEK® (télithromycine)

Ce macrolide sans avantage sur les autres, expose à un surcroît de troubles cardiaques, hépatiques et visuels (Prescrire n° 316 p. 115).

 

Kétoprofène topique (KETUM® et génériques en gel et pommade)

Il expose à des photosensibilisations graves (Prescrire n° 316 p114 ; 319 p338-339 ; n° 321 p. 501 et III de couv. et n° 324 p. 735)

 

LANTUS® (insuline glargine)

Chez les patients diabétiques de type 2, en cas de contrôle glycémique jugé insuffisant, l’insuline isophane est l’insuline de référence (Prescrire n°318 p268). Il est plausible que l’insuline glargine augmente légèrement la fréquence de survenue des cancers. Dans l’attente de données de bon niveau de preuves, mieux vaut en tenir compte dans l’analyse de la balance bénéfices-risques d’une insuline chez des patients diabétiques, au cas par cas (Prescrire n°347 p664-666).

 

LIVIAL® (tibolone)

C’est un stéroïde de synthèse utilisé dans le traitement hormonal substitutif de la ménopause et qui expose à des effets indésirables androgéniques en plus de ceux des estroprogestatifs (troubles cardiovasculaires, cancers du sein ou de l’ovaire, etc.) (Prescrire n° 320 p. 432).

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