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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 16:15

Après avoir été victimes de 2 annulations pour la même matière lors de l'Examen Classant National (ECN) pour l'entrée en Troisieme Cycle des Etudes Médicales, les étudiants expérimentent depuis ce matin la nouvelle procédure informatisée de choix des spécialité et des villes d'affectation : l'amphithéatre de garnison virtuel.

Malgré les mises en garde faites à l'occasion des déboires de juin, les étudiants doivent faire face à des problèmes de connexion et de bas débit suite à la "surchauffe" du site Internet officiel.

A 17h, moins de 400 étudiants avaient pu exprimer leurs choix alors qu'était prévu la validation de 600 choix par demi journée...

Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) qui rassemble des internes, des remplaçants et des jeunes installés ou salariés en Médecine Générale, renouvelle son soutien aux étudiants encore pénalisés par des déficiences dans l'organisation des ECN et de l'amphithéatre de garnison.

Le Président du SNJMG demande au Centre National de Gestion (CNG) de mettre un terme au cauchemar que vivent 7000 futurs soignants : ils doivent pouvoir effectuer leur choix dans des conditions dignes de l'importance qu'ils représentent à la fois pour eux mêmes et pour la population.
Ceci peut aller de la suspension de la procédure actuelle (le temps de résoudre les problèmes rencontrés) ou de l'étalement des horaires et des journées de choix (avec, au besoin, utilisation du week end) à la tenue d'un amphithéâtre de garnison "physique" avec présence des candidats qui le souhaitent (les autres gardant leur préchoix).

 

 

NB : le SNJMG tient un fil d'information consacré à l'amphithéatre de garnison sur sa page "Le Post"

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 14:15

Le Syndicat National des Jeunes Medecins Généralistes (SNJMG) a étudié avec interêt le dernier rapport annuel de la Cour des Comptes publié hier.

Le SNJMG a apprécié qu'en marge de l'affaire du Mediator, la Cour des comptes critique les incohérences des décisions ministérielles sur les modalités de remboursement des médicaments ainsi que le "flou" entourant la fixation de leur prix. Le cas de la dronedarone (Multaq) en est un exemple éloquant (1).

En revanche, le SNJMG se désole de voir la Cour des comptes proposer le controle des prescriptions médicales pour réguler la surconsommation médicamenteuse en France.
Le choix d'une formation médicale (initiale et continue) indépendante de l'industrie pharmaceutique et la création d'alternatives thérapeutiques non médicamenteuses constituent pour le SNJMG un choix politique bien plus pertinent tant sur le fond que sur la forme...

Notre déception est encore plus grande quant au chapitre de la démographie médicale.
Certes, nous sommes satisfaits de voir la Cour des Comptes reprendre les constatations faites par le SNJMG depuis bien longtemps :
- risque d'effet "yoyo" avec les variations trop importantes du numerus clausus
- bonne couverture globale du territoire mais avec des inégalités de répartition essentiellement à l'intérieur des régions et non entre les régions
- primat de la qualité de pratique et de vie familiale pour le choix d'exercice des médecins
- malaise spécifique à la Médecine Générale tant pour le choix de spécialité par les étudiants que pour l'installation
- mesures incitatives à l'installation multiples mais sans cohérence, mal calibrées, peu lisibles et peu connues des principaux concernés

Mais, devant un tel constat, la Cour des comptes évoque :
- l'abandon des mesures d'incitatives
- la création de mesures contraignantes à l'installation
- la limitation des exercices particuliers
- la fermeture de l'accès aux DESC (Diplome d'Etudes Spécialisées Complémentaires) pour les titulaires du DES de Médecine Générale
En somme, l'augmentation des charges financières et la diminution des libertés...

Pour le SNJMG qui regroupe des internes, des remplaçants et des jeunes installés ou salariés en Médecine Génrale, un tel programme ne pourrait qu'aggraver le malaise qui détourne les jeunes du choix de la Médecine Générale et de l'installation, et poussede plus en plus de médecins installés à arrêter prématurément...

(1) :
http://www.prescrire.org/fr/3/31/46710/0/NewsDetails.aspx

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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 13:06

Suite à l'affaire du Mediator, le projet de réforme du médicament a été présenté hier en conseil des ministres.

Ce projet de loi comporte des avancées surtout en termes de transparence et de gestion des conflits d'intérêts par les agences. Mais, le SNJMG relève plusieurs limites à ce projet de réforme.

Comme la revue indépendante Prescrire, le SNJMG regrette l'absence de plusieurs propositions, notamment le renforcement de la pharmacovigilance locale et la démonstration d'un progrès thérapeutique pour obtenir l'autorisation de mise sur le marché ou un remboursement.

Par ailleurs, le SNJMG, qui présente l'originalité d'être un syndicat indépendant de l'industrie pharmaceutique et des autres acteurs du système de santé, déplore que cette réforme laisse la formation des médecins sous l'influence des laboratoires (trop présents dans la formation initiale et quasi hégémoniques dans la formation continue).

C'est pourquoi, le SNJMG est disponible pour discuter avec le ministère pour donner à ce texte les moyens de répondre aux propositions des différents rapports officiels (IGAS et Parlement) sur le sujet.

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 09:06

Les syndicats médicaux et l'Assurance Maladie doivent se retrouver le 20 juillet 2011 en vue de s'accorder sur une nouvelle convention médicale. Le 30 juin 2011, l'Assurance Maladie a communiqué aux syndicats médicaux un projet de convention. Or ce projet contient des propositions inacceptables pour le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) : à commencer par la pénalisation financière des médecins remplaçants !

Jusqu'en 1992, l'Assurance Maladie considérait les médecins remplaçants comme des médecins secteur 2 ; elle ne participait donc pas à une prise en charge de leurs cotisations sociales comme elle le faisait pour les médecins secteur 1. Or les médecins généralistes exercent massivement en secteur 1 ; il existait donc une véritable pénalisation financière pour les médecins généralistes remplaçants.

En tant que représentant des médecins généralistes remplaçants, le SNJMG avait fait de cette question l'un de ses premiers combats syndicaux (le SNJMG avait été créé en 1991, ndlr). Au terme d’un travail syndical, un texte DMOS (Diverses Mesures d’Ordre Social) a été voté en 1992 par le Parlement afin que les médecins remplaçants soient assimilés à des médecins secteur 1.

L'Assurance Maladie, qui n'en est pas à son premier coup contre les médecins remplaçants, profite d'une discussion conventionnelle en pleine été pour tenter de revenir sur cet acquis validé par le Parlement, représentant la Nation.

Le SNJMG qui rassemble internes, remplaçants et jeunes installés ou salariés en Médecine Générale, met en demeure l'Assurance Maladie de retirer cette proposition et demande aux syndicats médicaux de ne signer aucune convention comportant une telle clause.

Même en plein été, le SNJMG proposera aux remplaçants de se mobiliser pour combattre cette rupture d'égalité entre médecins installés et médecins remplaçants et demander la suppression d’autres mesures conventionnelles pénalisantes pour les remplaçants et les candidats à l’installation (quota maximum de remplaçants dans les sessions de formation continue, pénalisation des jeunes installés vis-à-vis du médecin traitant…).

Alors que depuis quelques années, la France connait des fermetures de cabinets lors des congés des médecins faute de remplaçants (surtout en zones rurales), l'Assurance maladie va t elle accroitre le phénomène en décourageant les médecins à des remplacements ?

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 16:41

Après trois nouveaux rapports sur l'affaire du Mediator, le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, vient de devoiler les premières piste de réforme qu'il souhaite proposer à la prochaine rentrée..

Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généraliste (SNJMG) est globalement en accord avec la philosophie des mesures annoncées.

Le SNJMG qui regroupe des internes, remplaçants et jeunes installés ou salariés en Médecine Générale, présente l'originalité de refuser tout lien avec l'industrie pharmaceutique et les différents acteurs du système de santé.
Il approuve par exemple les annonces suivantes :
- le doute "bénéficie systématiquement au patient" et non au médicament
- "On ne remboursera plus un médicament que s'il en vaut vraiment la peine et s'il présente des effets indésirables importants, on n'hésitera pas" (à le retirer du marché).
Le SNJMG défend de telles propositions depuis plusieurs années ; il l'a encore fait en Mars dernier lors de son audition par la mission parlementaire sur le Médiator.

Au delà de ces mesures d'évidence, le SNJMG renouvelle sa revendication d'un Sunshine Act à la francaise.
Dans cet esprit,
tout conflit d'interet doit être déclaré, précisé et médiatisé pour toute personne physique ou morale, intervenant dans le domaine de la Santé. Cette transparence est nécessaire à la construction d'un systeme efficient de mise sur le marché et de suivi pharmacologique des produits de santé.

En ce qui concerne la visite médicale, le SNJMG considére comme la revue Prescrire qu'il revient aux médecins libéraux de prendre la responsabilité de ne plus la recevoir. En revanche, le SNJMG estime que les laboratoires pharmaceutiques ne doivent être présents ni à l'Université ni à l'Hôpital.

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 11:02

A la demande du Syndicat National des Jeunes Médecins généralistes (SNJMG) et du syndicat SAGA-MG, le Conseil d’Etat a suspendu vendredi 17 Juin 2011 le décret interdisant les techniques d’amincissement non chirurgicales, dites de « lyse adipocytaire ».

Le Conseil d’Etat a estimé que « le nombre de cas répertoriés où les effets indésirables ont présenté une certaine gravité demeure faible » et « qu’une partie au moins des complications est imputable à des conditions inadéquates de mise en œuvre » précise le Dr Philippe Cadic, Président de SAGA-MG.

"Les autres syndicats ont refusé d’effectuer une demande de suspension du texte en référé. Cela nous a surpris car il y avait urgence à restaurer la liberté de choix des patients" s’étonne Alexandre Husson, président du SNJMG.

A l’appui de leurs demandes, les deux syndicats avaient reproché à la HAS des conflits d’intérêt : "la référente du rapport de la HAS a notamment publié en 1999 et 2007 avec le chirurgien pourfendeur des techniques de lyse adipocytaire, mais la liste est bien plus longue", précise le Dr Dominique Debray, chargé de mission au SNJMG.

"Des infections causées par un antiseptique hospitalier ont été imputées à la mésothérapie. Des infections observées dans des officines clandestines de Colombie ou des Etats Unis leur ont été ajoutées. Les seuls effets secondaires sérieux observés en France sont 16 cas causés par un seul médecin utilisant l’eau du robinet pour nettoyer un pistolet de mésothérapie". Tous ces artifices ont eu pour effet de tromper le pouvoir réglementaire.

Mais pour les syndicats, il y a plus grave : "La Direction Générale de la Santé (DGS) a sciemment exclu de la consultation de la HAS la liposuccion, seule responsable de décès dans les techniques d’amincissement."

"Avec 95 décès documentés pour 496 245 interventions (Grazer et al. Plast. Reconstr. Surg. Jan 2000), des risques de septicémie, gangrène, hémorragie et embolie (Food and Drug Administration), la liposuccion chirurgicale aurait dû être interdite, mails nul ne le voulait ", accusent les syndicats.

"Nous demandons au Ministre de la Santé de diligenter une enquête de l’IGAS pour faire la lumière sur un système d’attribution de privilèges en vigueur dans le domaine des soins de médecine esthétique", précise le Dr Dominique Debray.

"Nous demandons au Premier Ministre de programmer un projet de loi pour encadrer les actes de chirurgie esthétique et offrir à la population en demande de mieux-être une protection sanitaire adaptée à ses besoins ".

"La décision du Conseil d’Etat met en évidence la justesse des efforts que nous menons depuis deux ans pour assurer le développement des alternatives à la chirurgie et un encadrement raisonné des actes à visée esthétique", conclut-il.

 

Bibliographie FDA :

http://www.fda.gov/MedicalDevices/ProductsandMedicalProcedures/SurgeryandLifeSupport/Liposuction/ucm256139.htm

Bibliographie Grazer FM et al. :

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/10627013

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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 16:53

Le 15 juin 2011 viendra en audience publique devant le Conseil d’Etat un nouveau recours contre la Haute Autorité de Santé (HAS), mise en cause sur l’avis fondant le décret interdisant les techniques d’amincissement non chirurgicales, dites de "lyse adipocytaire".

Le Syndicat National des Jeunes Médecins généralistes (SNJMG) et le syndicat SAGA-MG reprochent à la HAS d’être la seule autorité sanitaire internationale à priver sa population de tout autre choix que la liposuccion chirurgicale, unique technique à entraîner des dangers graves : décès et risques vitaux.

"Avec 95 décès documentés pour 496245 interventions (Grazer et al. Plast. Reconstr. Surg. Jan 2000), des risques de septicémie, gangrène, hémorragie et embolie (Food and Drug Administration), la liposuccion chirurgicale aurait dû être interdite."

"Nous demandons la suspension du décret car il met la population en danger au lieu de la protéger : si comme cela est prévisible, le recours à la liposuccion double (soit 80000 interventions de plus par an) la mortalité augmentera de 16 décès par an selon les chiffres de Grazer et de Jung, ou de 3 à 80 décès par an selon la fourchette plus large donnée par la Food and Drug Administration."

"Nous ne comprenons pas comment, ni sur quelles bases la HAS a travaillé."

"Sur la forme : les conflits d’intérêt ne sont pas purgés. La référente du rapport de la HAS a publié deux fois, en 1999 et 2007, avec le pourfendeur des techniques non chirurgicales ; elle travaille dans le même hôpital que lui. Les experts choisis sont anonymes. Leurs critères de choix inconnus. Le contradictoire n’est pas respecté."

"Sur le fond : seulement deux articles sur 67 sont analysés pour la lipolyse laser, 6 sur 55 pour la mésothérapie et aucun pour la carboxythérapie, techniques pourtant décrites comme présentant un "danger grave". 81 sur 83 complications sont sans rapport avec les produits pourtant interdits de "lyse adipocytaire" : 28 sont causées par un antiseptique hospitalier, 53 par des fautes d’asepsie (15 dans des officines clandestines de Colombie, 14 des Etats-Unis, et 16 par un seul médecin).

La HAS retient dans ses conclusions 8 complications sur la seule foi de déclarations de praticiens anonymes qui en "ont eu connaissance" sans les avoir observées. L’avis final est lui-même contredit par le corps du rapport."

"La loi imposait à la Direction Générale de la Santé (DGS) de consulter la HAS sur les actes chirurgicaux : pourquoi donc la liposuccion chirurgicale a-t-elle disparu de la saisine de la DGS ?", interrogent les jeunes médecins.

"L’Etat ne peut rester inerte sur ce dossier qui prive des millions de français de techniques bien tolérées et moins onéreuses", concluent-ils.

"Nous demandons au Ministre de la Santé de diligenter une enquête de l’IGAS pour faire la lumière sur ces dérives, dont l’origine remonte à juillet 2007."

"Nous demandons au Premier Ministre un projet de loi pour encadrer la chirurgie esthétique et offrir à la population en demande de mieux-être une protection sanitaire adaptée à ses besoins."

"Le choix d’une date d’audience rapprochée signe l’attention sourcilleuse que la Haute Juridiction accorde à la crédibilité des mécanismes de vigilance sanitaire et à la protection de la santé humaine" estiment les requérants.

 

Bibliographie FDA

http://www.fda.gov/MedicalDevices/ProductsandMedicalProcedures/SurgeryandLifeSupport/Liposuction/ucm256139.htm

 

Bibliographie Grazer FM et al.

 

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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 08:11

A l'occasion de la dernière journée des Epreuves Classantes Nationales (ECN) 2011, l'exercice de lecture critique d'article a été annulé à deux reprises.

Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) condamne les conditions de cette double annulation et apporte son soutien aux étudiants en médecine victimes de cette pagaille.

A l'occasion de cette triste mésaventure, le SNJMG qui avait été à l'avant garde de la mise en place des ECN en remplacement de l'ancien concours de spécialités rappelle sa revendication connexe d'une réévaluation périodique de ces epreuves.

Si aucun ministre n'a répondu jusqu'à présent à cette demande, il est désormais difficle pour les actuels ministres (santé et enseignement supérieur) d'esquiver une fois de plus cette question.

En attendant, le SNJMG appelle les ministères à dédomager les étudiants de 6e année de médecine et à retenir la solution de sortie de crise la moins pénalisante pour eux, présentant le maximum de garanties légales : il ne faudrait pas que par un mauvais concours de circonstances, les étudiants se retrouvent dans l'obligation de repasser l'ensemble des ECN pendant l'été !

 

Pour en savoir plus : Page spéciale sur Jeunes-MG

 

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 17:22

L’ANEMF, l’ISNAR-IMG, l’ISNIH et le SNJMG s’associent à nouveau pour déplorer la suspension des négociations conventionnelles et le report de la réunion prévue ce matin.

A plus d’un mois de l’ouverture par l’UNCAM des négociations, aucun des thèmes essentiels pour l’avenir de la médecine libérale n’a été sérieusement abordé. La démographie médicale ou encore les spécialités cliniques n’ont pu être traitées lors des deux réunions précédentes suite à l’obstination de certains syndicats à ne pas respecter le droit, et leur souhait de faire avorter la négociation dans sa forme habituelle.

Nous représentons l’ensemble des médecins libéraux de demain et demandons à ce titre :

·         Que les négociations reprennent au plus vite afin d’améliorer le quotidien de dizaines de milliers de médecins et l’avenir libéral de tous les jeunes médecins, internes et externes ;

·         Que les syndicats signataires et l’UNCAM s’entendent rapidement sur un calendrier et un programme permettant la reprise du dialogue conventionnel ;

·         Que cesse cette opposition anti-jeune délétère, qui n’a comme seul but pour le SML et la CSMF de signer la convention en catimini sans le moindre débat.

 

Nous serons attentifs à ce que cette guerre d’influence ne détourne pas des vrais objectifs de ces négociations : aboutir à la signature d'une convention permettant d'améliorer les conditions de l'exercice libéral pour l'ensemble des médecins présents et à venir.

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 17:16

Le texte créant le fonds public d'indemnisation des victimes du Mediator sera présenté mercredi 11 mai 2011 en Conseil des ministres.

En dévoilant les principales dispositions de ce texte samedi, le ministère de la Santé a fait savoir son intention d'impliquer conjointement médecins et laboratoire Servier dans le financement de ce fonds.

Mais, dimanche soir, Mr Xavier Bertrand a démenti tout projet en ce sens : "Mettre sur un même plan le laboratoire Servier et les médecins, c'est n'importe quoi, c'est ahurissant !"

Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) qui rassemble internes, remplaçants et jeunes installés ou salariés en Médecine Générale, tient à exprimer sa satisfaction après les propos du ministre de la Santé.

En effet, l'affaire du Mediator ne relève pas d'un trafic de médicament par des médecins peu scrupuleux ou mal intentionnés. Il s'agit, selon les conclusions du rapport de l'IGAS et du rapport Debré/Even, de la tromperie d'un laboratoire pharmaceutique sur les caractéristiques d'un de ses produits. Toujours selon ces rapports, la tromperie a pu perdurer de longues années à cause de (grâce à ?) la naïveté, la passivité voire la défaillance des autorités sanitaires de ce pays : AFSSAPS, HAS, ministère de la Santé...

Après avoir été entendu par la mission parlementaire sur le Mediator, le SNJMG reste attentif à la gestion de cette affaire, tant pour les médecins que pour les patients : l'indemnisation des patients doit être la plus efficiente possible et des réformes d'importance doivent être entreprises pour éviter une nouvelle affaire de ce type.
 
Malheureusement, l'absence de toute remise en cause des autorités sanitaires après le fiasco de la grippe A et le faible empressement des anciens ministres de la Santé (lors de leurs auditions par les députés) à réformer en profondeur le système du médicament en France ne rendent pas optimiste pour la suite...

 

 

Pour en savoir plus : Auditions de la mission parlementaire sur le Mediator

 

-       Le 17.03.11 : Audition des syndicats médicaux dont le SNJMG

-       Le 05.05.11 : Audition des anciens ministres de la Santé

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