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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 18:52

L'Assemblée Nationale va voter ce soir en derniere lecture le projet de loi réformant le médicament en France.
Cette loi devait être selon les annonces du ministre de la Santé la concrétisation d'un "après mediator", alors que la précédente crise du médicament (Vioxx, ndlr) n'avait donné lieu à aucune suite en France...

Hélas, le texte de loi que va voter l'Assemblée Nationale, se retrouve amputé de nombreuses améliorations apportées par l'Assemblée Nationale (en première lecture) et par le Sénat.

Ainsi disparaissent de la loi toutes les améliorations concernant la prévention des conflits d'intérêts et le renforcement des droits des victimes. De plus, le texte de loi :
- s'interdit toute avancée en matière d'actions de groupe, 
- ne permet plus l'application directe des mesures portant sur l'obligation d'essais contre comparateurs actifs pour l'admission au remboursement des médicaments,
- ne prévoit aucun moyen public pour la mise en place d'un corps d'experts indépendants.

Si l'industrie pharmaceutique est exclue en tant que telle des instances de la nouvelle agence du médicament, elle pourra toutefois y siéger par l'intermédiaire d'associations de patients qu'elle finance.

Enfin, le texte fait quasiment l'impasse sur la question de la formation des médecins. 

Comme pour illustrer ce dernier point, la faculté de médecine de Clermont Ferrand, désormais connue pour être l'une des plus "accueillantes" vis à vis de l'industrie pharmaceutique, a organisé le 03 décembre 2011 les journées universitaires de la médecine générale ambulatoire (JUMGA) dans lesquelles pas moins de 15 entreprises du médicaments et/ou de dispositifs médicaux étaient parties prenantes !

Il convient alors de rappeler que le ministre de la Santé s'était opposé devant l'Assemblée Nationale à tout amendement visant à interdire la présence de l'industrie pharmaceutique dans les facultés de médecine.
Il avait alors précisé que le président d'un syndicat d'étudiants et/ou d'internes de médecine (autre que le SNJMG,ndlr) lui avait demandé de ne pas interdire aux étudiants ce qui était autorisé aux médecins installés. Ce que n'avait pas précisé le ministre, c'est que le SNJMG est le seul syndicat d'étudiants et/ou d'internes de médecine à n'avoir jamais été lié (directement et/ou indirectement) aux entreprises du médicament et/ou de dispositifs médicaux...

Le Syndicat National des Jeunes Medecins Généralilstes (SNJMG) déplore donc le vote d'une réforme au rabais qui ne pourra qu'alimenter le discours : "on change tout... pour que rien ne change !".

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 18:02

Alors que le trop timide projet de loi sur la réforme du médicament peine à trouver un consensus au Parlement, une nouvelle en provenance de l'AFSSAPS ravive l'espoir de tous ceux qui combattent pour la santé publique et contre l'influence de l'industrie pharmaceutique.

Son directeur général, Dominique Maraninchi, a refusé de publier jeudi des recommandations du groupe de travail sur les anti-infectieux concernant les infections respiratoires hautes, en raison de liens d'intérêt de plusieurs experts avec des laboratoires pharmaceutiques. En signe de protestation, bon nombre de ces derniers ont présenté leur démission.

Certes, cette décision est motivée par la menace d'une annulation des recommandations mais suite à la tentative avortée de promotion au sein de l'agence d'une ancienne responsable des laboratoire Servier, la décision du Pr Maraninchi va incontestablement dans le bon sens.

Comme le rappelle le Formindep, les experts démissionnaires avaient estimé, lors de l'épidémie de grippe A(H1N1) en 2009, que l'on pouvait prescrire du Tamiflux à l'ensemble de la population, aux moindres signes de refroidissement, tout en précisant qu'il n'y avait aucune preuve de son efficacité.

Le SNJMG, syndicat indépendant rassemblant internes, remplaçants et jeunes installés et salariés en Médecine Générale, apprécie donc que le Directeur Général de l'AFSSAPS reste ferme après la demission de ces experts et affirme qu'il existe bien des experts indépendants de l'industrie pharmaceutique, contrairement au discours de celle ci (discours qui contamine depuis trop longtemps les autorités sanitaires du pays et qui a même été prononcé par le ministre de la Santé, lors de la discussion du projet de loi).

Reste donc à convaincre les responsables politiques afin qu'ils améliorent le projet de loi et les associations de patients afin qu'elles comprennent qu'il n'est pas éthiquement possible de porter la voix des malades tout en se faisant financer par l'industrie pharmaceutique.

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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 17:45

Avec l'approche de l'élection présidentielle, les propositions politiques se multiplient au sujet de la démographie médicale.

Malheureusement, elles relèvent trop souvent de la facilité et du manque d'imagination. Ainsi, sous des prétextes plus ou moins nobles, des politiques de la majorité (Philippe Vigier, Véronique Besse) comme de l'opposition (Martine Aubry, Chantal Rodrigo), entendent traiter les nouvelles générations de médecins comme les officiers de santé au XIXe siecle.

Or, comme le rappelle régulièrement le SNJMG, les mesures coercitives évitent d'aborder les vraies questions de fond (difficultés à l'nstallation, évolution des modes d'exercice,...) et ne présentent aucune garantie d'efficacité (cf : les différents rapports officiels produits ces dernières années en France et les exemples canadiens et allemands où les mesures coercitives ont plombé la démographie médicale de ces pays). 

Il n'y a pas que des propositions de coercition qui sont formulées actuellement. Voici, 10 jours, le ministre de la Santé a annoncé, lors d'un congrès médical, un relèvement du numerus clausus pour 2012 (après quelques années de stabilité).

Le SNJMG (syndicat indépendant d'internes, de remplaçants et de jeunes installés en Médecine Générale) qui plaide contre tout "effet yoyo" concernant le numerus clausus, s'étonne de l'augmentation (même symbolique) de ce chiffre, décidée sans concertation préalable.. 

De plus, à l'instar des étudiants en médecine, des doyens des Facultés de médecine et des 2 autres syndicats d'internes, le SNJMG déplore que depuis le relèvement (nécessaire) du numerus clausus enclenché au début des années 2000, le gouvernement n'ait proposé que de rares et limitées mesures d'accompagnement concernant la formation des futurs médecins. Et ce déficit d'accompagnement est encore plus cruel pour la Médecine Générale qui reste le parent pauvre de l'université médicale française alors que la moitié des étudiants formés sont destinés à cette spécialité ! 

Le SNJMG n'acceptera pas que la qualité de formation des médecins soit sacrifiée en France et que le désengagement de l'Etat se poursuive au profit de l'industrie pharmaceutique.

De plus, il va sans dire que compte tenu de la durée des études médicales cette augmentation n’aura pas d’effet avant 2020/2025 alors que le nombre de médecins en exercice va baisser jusqu’en 202O.
En revanche, l’urgence en matière de démographie médicale est de mieux organiser l’exercice ambulatoire afin de dégager du “temps médical” pour permettre aux médecins en exercice de répondre aux besoins de la population. 

Le SNJMG appelle les élus et les dirigeants politiques à plus de responsabilité en matière démographie médicale et d’accès aux soins. Loin des annonces démagogiques, le SNJMG renouvelle sa demande d’un vrai débat national sur l’organisation et le financement de notre système de santé.

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 16:42

L’ANEMF, l’ISNAR-IMG, l’ISNCCA, l’ISNIH, ReAGJIR et le SNJMG, représentants des futurs et jeunes médecins, souhaitent interpeler les parlementaires aux sujets des solutions à apporter à la problématique de la démographie médicale.

Les inquiétudes licites des élus locaux ne pourront pas trouver de réponses pertinentes et adaptées dans les projets de lois coercitifs actuellement proposés.
Les mesures efficaces doivent être incitatives, globales, structurelles et organisationnelles, intergénérationnelles et concertées.

Les réponses proposées doivent intégrer les modifications d’exercice inhérentes aux changements sociétaux et permettre à l’organisation des soins actuelle d’évoluer et de s’adapter aux modifications des besoins de la population (vieillissement, maladies chroniques…).

La clé réside bien dans la valorisation de l’exercice ambulatoire et non en mettant en place des mesures coercitives. Celles-ci auraient pour seul effet à moyen et long termes de désertifier un peu plus les secteurs libéral et ambulatoire.

Nous sommes à une croisée des chemins. Il se profile pour l’avenir une nouvelle organisation des soins ambulatoires. La solution est d’aider les jeunes et futurs médecins en dessinant un paysage où chacun trouvera un mode d’exercice conjuguant besoins des patients, souhait d’exercice et souhait de vie personnelle.

L’ANEMF, l’ISNAR-IMG, l’ISNCCA, l’ISNIH, ReAGJIR et le SNJMG, dans une lettre ouverte adressée à l’ensemble des parlementaires, tiennent à rappeler leur volonté de promouvoir l’exercice ambulatoire et restent une force de proposition dans la réflexion menée pour répondre aux attentes de la population et de la future profession.

 

Pour l’ANEMF, Pierre HAMANN, Président.
Pour l’ISNAR-IMG, Charline BOISSY, Présidente.
Pour l’ISNIH, François PETITPIERRE, Président.
Pour l’ISNCCA, Julien ADAM, Président.
Pour ReAGJIR, Alice PERRAIN, Présidente.
Pour le SNJMG, Alexandre HUSSON, Président.

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 16:31
A l'occasion de l'affaire du Mediator, le ministre de la Santé a annoncé une réforme du médicament en France.

En aout 2011, le ministre de la Santé a présenté un projet de loi reprenant une partie des recommandations faites dans les différents rapports officiels publiés suite à cette affaire. 

Lors de la discussion à l'Assemblée Nationale, les députés ont amélioré le projet de loi par de nombreux amendements mais le résultat n'est toujours pas à la hauteur des enjeux de santé publique.

Aussi, le SNJMG invite les sénateurs à introduire dans le texte de loi les recommandations issues de leur propre rapport sur la question. notamment en ce qui concerne :
  • l'indépendance de l'expertise
  • la comparaison des nouveaux médicaments aux traitements de référence,
  • le financement public d'essais cliniques,
  • l'efficience de la pharmacovigilence,
  • l'indépendance de la formation des médecins

A ce dernier sujet, le SNJMG a alerté le mois dernier les ministres de la santé et de l'enseignement supérieur à propos d'une formation pour internes de médecine générale "sous traitée " par la faculté de Bordeaux au laboratoire Sanofi. Il est remarquable de constater qu'aucun des 3 ministres n'a pris position sur le sujet et que l'actuel texte de loi sur le médicament consacre la poursuite de telles formations dans les facultés de médecine francaises...

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 16:53

Dans le cadre d'une procédure d'urgence, le projet de loi sur le médicament va etre définitivement adopté le 04 octobre 2011 par l'Assemblée nationale.

Si la discussion en commission avait singulièrement limité la portée de ce projet de loi, la débat en séance publique a permis d'apporter plusieurs corrections positives.

Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) a notamment apprécié la démarche d'ouverture du ministre de la Santé pour parvenir au plus large consensus.

Mais cet esprit d'ouverture a montré ses limites sur quelques points sensible (ex : abandon de l'obligation, pour les laboratoires, de mener des essais comparatifs pour prouver le bénéfice apporté par un nouveau médicament mis sur le marché par rapport à un médicament existant). Il a même totalement disparu quand il s'est agi de l'intrusion de l'industrie pharmaceutique dans la formation médicale initiale.

Mme Lemorton et Mr G.Bapt (députés PS de la Haute Garonne) ont évoqué en séance publique le cas dénoncé par le SNJMG d'une formation pour internes de médecine générale  "sous traitée" par la faculté de Médecine de Bordeaux au laboratoire Sanofi.

Au nom de l'autonomie des universités et des partenariats publlics-privé, le rapporteur du projet de loi et le ministre de la Santé ont donné un avis défavorable au projet d'amendement visant à interdire de telles pratiques.

Le SNJMG, seule organisation médicale "junior" indépendante, qui s'est exprimé depuis toujours contre la présence commerciale de l'industrie pharmaceutique tant à l'Université qu'à l'hôpital public, ne peut pas se satisfaire de la réponse du ministre de la Santé.

D'une part, l'investissement de l'industrie pharmaceutique dans la formation initiale est son investissement sur les médecins le plus rentable à long terme.

D'autre part, dans le cas de la faculté de Bordeaux (mais le cas s'est aussi présenté dans d'autres facultés), le blanc seing du gouvernement crée une rupture d'égalité entre les internes qui acceptent une formation organisée par l'industrie pharmaceutique et les internes qui refusent un telle formation sponsorisée (puisqu'elles sont validantes pour le diplôme de fin d'études)...

 

Pour le SNJMG, la persistance, pire l'officialisation, de telles pratiques ne peut être que dommageable pour la santé publique.

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 16:47

Jeudi dernier, à l'occasion de son passage à Grenoble, Mme Martine Aubry candidate aux primaires du parti socialiste et des radicaux de gauche, a présenté ses propositions pour la Santé.

 

Parmi celles ci, la maire de Lille veut "demander aux jeunes médecins de s'installer, pendant 5 ans après la fin de leur formation, dans des zones de pénurie". Elle a ajouté : "les médecins ont la chance que les citoyens financent 11 ou 12 ans de leur études", tout en faisant la comparaison avec les énarques ou les normaliens.

Il est manifestement plus facile pour Mme Aubry de stigmatiser gratuitement les jeunes médecins, que de présenter aux Français un projet répondant aux réelles difficultés de la médecine ambulatoire et de l’accès aux soins.

L
es jeunes médecins sont des citoyens comme les autres. Ils n’accepteront pas la remise en question du financement de leurs études par l’Etat  (en partie). Il va sans dire qu’au décours du troisième cycle des études médicales, les jeunes médecins “remboursent” largement l’Etat en travaillant dans les hôpitaux publics pendant 2 à 5 ans, sur une base horaire inférieure au SMIC pour 11 demi journées hebdomadaires de temps de travail hors gardes, elles mêmes rémunérées moins de 8.5 euro brut de l’heure (1).

De plus, à la sortie de leurs études, les médecins ne bénéficient pas d'un statut de fonctionnaire ni d'aide à la mobilité accordée au conjoint qui abandonne son activité pour suivre un agent déplacé comme les énarques ou les normaliens,...

Les élections présidentielles représentent un temps fort de notre démocratie et, à l'heure de l'accroissement des difficultés financières à l'accès aux soins, le SNJMG (qui regroupe internes, remplaçants et jeunes installés ou salariés en Médecine Générale) milite pour que la santé soit l'un des thèmes principaux du débat national. Ce n'est pas une raison de verser dans la démagogie avec des formules à l'emporte pièce, en décalage avec la réalité de terrain.

 

Références :
 (1) Arrêté du 12 juillet 2010 relatif à l'indemnisation des gardes effectuées par les internes , annexe VIII, rémunération des internes et des résidents en médecin, des internes en pharmacie et des internes en odontologie
 
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=8CFE70447D39A9D99061B434CC286EE6.tpdjo10v_1?cidTexte=JORFTEXT000022502911&dateTexte=20110929  
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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 15:11
Le premier aout 2011, Mr Xavier Bertrand a présenté son projet de réforme du médicament.

S'il avait apprécié la philosophie générale du projet, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG), qui rassemble internes, remplaçants et jeunes installés ou salariés en Médecine Générale, a été déçu par un texte en retrait des recommandations des différents rapports officiels publiés à la suite de l'affaire du Mediator.

Le 20 septembre 2011, le rejet en Commission des affaires sociales de l'Assemblée Nationale de la plus grande partie des amendements proposés constitue un nouveau revers pour le projet de loi.

Certaines dispositions intéressantes du projet de loi perdent tout ou partie de leur intérêt : 
- limitation de la transparence sur les avantages offerts par les firmes aux soignants (création d'une "franchise" de 150 euro, pas d'information personnelle sur les professionnels de santé acceptant les avantages de l'industrie pharmaceutique)
- restriction de la transparence sur les prises de décisions de l’agence du médicament, confirmant la primauté de l’intérêt commercial avant la santé publique
- abandon de toute comparaison obligatoire des nouveaux produits avec les traitements de référence
- abandon de tout projet de recherche clinique indépendante
- absence de tout projet d'expertise indépendante

Les derniers développements de l'affaire du Mediator - mise à jour des relais politiques de Servier (1 et 2), reclassements de faveur pour les anciens responsables de l'AFSSAPS mis en cause dans les rapports officiels (3) - et la démonstatration des connivences entre HAS et industrie pharmaceutique dans la thèse de  L.A. Delarue (4), prouve que l'industrie pharmaceutique n'a rien perdu de son pouvoir d'influence dnas le système de santé français. Les députés se retrouvent donc dans la nécessité de faire preuve de courage politique et d'indépendance pour mettre ce projet de loi à la hauteur des besoins de santé publique.

Voici 10 jours, le SNJMG, seule organisation médicale "junior" independante de l'industrie pharmaceutique, alertait publiquement les ministres de la Santé et de l'enseignement supérieur sur le scandale que constituait la tenue le 17 septembre 2011 d'une formation d'internes de médecine générale "sous traitée" à Sanofi par la faculté de médecine de Bordeaux (5). A ce jour, les ministres concernés ne se sont toujours pas exprimés... Qui ne dit mot, consent ?


(1) Le Figaro 13.09.11
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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 17:44

La semaine derniere, le Syndicat National des Jeunes Medecins Généralistes (SNJMG) avait alerté sur les problèmes techniques rencontrés lors des choix de spécialités et de villes d'affectation pour les futurs internes de médecine de la promotion 2011.

Rappelons que pour la première fois, cette procédure n'avait plus lieu à l'occasion d'un rassemblement national d'étudiants organisé en banlieue parisienne ("amphithéatre de garnison") mais via internet, sur un serveur sécurisé.

Le 18 mars 2011, le Centre National de Gestion (CNG) en charge des choix avait assuré aux étudiants que la procédure serait finalisée et testée pour juin.

Bien sûr, il était inconcevable d'attendre un fonctionnement parfait pour cette première mais les problèmes rencontrés dés le démarrage de la procédure étaient tels qu'ils imposaient des aménagements au scenario initialement prévu par le CNG.

Comme le proposaient l'ANEMF et le SNJMG, le CNG a révisé à la baisse le rythme de passage des étudiants tout en élargissant les horaires de choix (début et fin de journée) et en rallongeant la procédure de 3 journées supplémentaires.

L'objectif révisé de valider les choix de 700 étudiants par jour (initialement le CNG prévoyait 600 par demi journée, ndlr) a pu etre tenu en dépassant 20h00 (nouvelle heure officielle de cloture) tous les soirs : jeudi 15 septembre, cette procédure a même dû se poursuivre jusqu'à 22h30 !

Malgré ses vicissitudes, le CNG s'est donné lundi matin, l'objectif de faire passer 710 étudiants dans la journée. Le pari a été une fois de plus tenu mais la dernière validation de choix a eu lieu... ce mardi matin 20 septembre à 01h15 !!!

Comment accepter que des étudiants en médecine se retrouvent dans la situation de faire leur choix de carrière professionnelle après des dizaines de minutes (voire plus) d'attente stressante en plein milieu de la nuit ?!

Le SNJMG souhaite que tous les enseignements soient tirés des problèmes rencontrés lors de cette première mais invite dans l'immédiat les ministères concernés à faire un geste en direction d'étudiants déjà pénalisés par la double annulation d'une épreuve en Juin.

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 16:04
A l'occasion, de l'etude en commission parlementaire du projet de réforme du médicament, le ministre de la Santé, Mr Xavier Bertrand, annonce que desormais la formation continue des médecins (FMC) va être financée par l'Etat.

Cette annonce était attendue car lors de la présentation de ce projet le 1er aout 2011, le ministre était resté flou sur la question de la formation des médecins.

Si le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) apprécie cette volonté de faire sortir la FMC de l'influence de l'industrie pharmaceutique, il n'en est que plus déçu par l'absence de proposition concernant la formation médicale initiale.

Pourtant, chacun connait la forte présence des laboratoires pharmaceutiques auprès des étudiants et des internes de médecine. Au délà de leur action pas seulement folklorique pour agrémenter la vie étudiante (1), les labos essaient d'intervenir sur la formation universitaire. Par exemple, Servier (mediator, protelos...) et Sanofi, organisent des cours privés de préparation aux ECN, epreuves d'entrée en troisième cycle d'études médicales (2).

Mais des internes de Médecine Générale ont alerté le SNJMG, seul syndicat médical "junior" indépendant de l'industrie pharmaceutique et des produits de santé, que cette implication avait franchi un niveau supplémentaire avec l'intégration de réunions organisées par Sanofi dans le cursus des futurs médecins généralistes.

Ainsi, ce samedi (3), la faculté de medecine de Bordeaux organise avec le laboratoire Sanofi une réunion pour les internes de médecine générale sur leur futur exercice professionnel.
Cette réunion a lieu dans un amphithéatre de la faculté et va même compter pour la validation du troisième cycle des internes de médecine générale. Et pour y participer, la faculté enjoint les internes à s'inscrire auprès des représentants commerciaux du laboratoire Sanofi !

Manifestement, le scandale du Mediator n'est en rien venu troubler la préparation d'un tel "événement"...

Le SNJMG, qui rassemble internes, remplaçants et jeunes installés ou salariés en Médecine Générale, attend donc que le ministre de la Santé désavoue un tel procédé et décide de completer son projet de loi pour mettre un terme à l'influence des laboratoires pharmaceutiques sur les étudiants et internes de medecine.

 

 

Contact presse : Alexandre Husson 06 43 00 37 82

Le Point.fr - Anne Jeanblanc - 02.09.11
(3) : Rencontre Régionales Jeunes Médecins le 17.09.11 à Bordeaux

Sanofi 

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