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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 07:30

Depuis sa création en 1991, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) n'a eu de cesse d'oeuvrer pour l'amélioration des conditions d'exercice d'abord des résidents puis des internes de Médecine Générale.

Malgré les nombreux progrès obtenus après plusieurs grèves d'internes (rénovation du statut, revalorisation des indemnités de garde, application du repos de sécurité...), le SNJMG constate que dans leur vie quotidienne, les internes ne sont pas respecté à la hauteur de leur activité en stages.

Le SNJMG, syndicat indépendant regroupant internes, remplaçants et jeunes installés ou salariés en Médecine Générale, est régulièrement interpellé par des internes se plaignant de :

- organisation du travail non réglementaire (au bon vouloir des chefs de services ou des maîtres de stages),

- difficultés d'indemnisation des astreintes,

- contournement du repos de sécurité,

- non respect des demi journées consacrées à la formation (alors que les impératifs universitaires ne cessent de s'alourdir).

Tout ceci pour une rémunération qui, bien que revalorisée, relève plus du travailleur précaire alors que les internes sont avec les médecins à diplôme étranger les soutiers médicaux de l'hôpital...

Comment, dès lors, s'étonner qu'une étude réalisée en 2011 montre que 1 interne de Médecine Générale sur 2 soit en situation de burn out ?

Aussi, le SNJMG renouvelle ses revendications pour :

- une réévaluation annuelle de la rémunération des internes en fonction du taux d' inflation

- une mise à plat du statut de l'interne de médecine dans le cadre d'une harmonisation européenne et en respectant le code du travail français.

Il est hallucinant de croire en 2012 qu'il est possible de bien former des médecins en les maintenant dans des situations délicates et contraignantes lors de leurs études. Améliorer le statut des internes, c'est aussi un impératif de santé publique...

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 17:59

En cette période de campagne électorale, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) publie régulièrement des propositions sur le système de santé et la Médecine Générale.


Mais le SNJMG, syndicat indépendant rassemblant internes, remplaçants et jeunes installés ou salariés en Médecine Générale, est également attentif aux propositions des autres syndicats médicaux et c'est avec interêt qu'il a pris connaissance de celles du syndicat médical historique : la Confédération des Syndicat Médicaux Français (CSMF).


Ces derniers temps, en matière de démographie médicale, le SNJMG avait apprécié entendre la CSMF se référer à l'exercice médical plutot qu'à la densité médicale. Ce discours rejoignait l'approche "Temps médical" développé par le SNJMG...

 

Hélas, la CSMF réitère sa proposition de 2010 visant à limiter le temps de remplacement des jeunes diplômés en Médecine (1).

 

Or, les données chiffrées du Conseil de l'Ordre des médecins (2) montrent que l'effectif global des médecins remplaçants n'augmente plus depuis quelques années et que le nombre des remplaçants de moins de 40 ans est même en diminution, malgré l'arrivée de promotions de jeunes diplomés plus importantes du fait du relèvement du numerus clausus (la stabilisation de l'effectif global est dûe à une augmentation des remplaçants de plus de 65 ans - "retraités actifs").

 

Au vu de ces données, il est évident que limiter le temps de remplacement des jeunes médecins ne pourra aboutir qu'à une baisse du nombre de remplaçants disponibles : pour aider les médecins installés, est-ce vraiment la meilleure des choses à faire ?!

 

Par ailleurs, cette proposition touchera en premier lieu les jeunes femmes médecins généralistes qui pour des raisons familiales (conjoint, enfant-s,...) retardent leur projet d'installation.

 

Non seulement cette proposition présentée comme "fortement incitative" par la CSMF est stupide et contre productive en matière de démographie médicale, mais elle peut être aussi taxée de corporatisme de "vieux médecins"... 

  

Pire, cette proposition laisse entendre qu' il y a tellement peu d'espoir de donner envie aux jeunes médecins de s'installer qu'il faudrait les contraindre à le faire... 

 

Mais, comment imaginer qu'un individu contraint puisse bien soigner ? 

  

Pour en savoir plus : les internes et les médecins remplaçants peuvent suivre ce dossier dédié aux tentatives de contraintes du remplacement.

 

Annexes :

 

(1) : http://www.csmf.org/index.php?option=com_content&task=view&id=1269&Itemid=541

 

(2) : Nombre de médecins remplaçants entre 2006 et 2010 (Ordre des Médecins)

Année 2006 2007 2009 2010

effectif total 7125 6887 6900 6705

effectif moins de 40 ans 3731 3223 2973

effectif plus de 65 ans 132 515 609

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 13:49

Lors de sa création en 1991, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) a fait de l'indépendance vis à vis de l'industrie du médicament et des dispositifs médicaux une valeur fondatrice. Certes, cet engagement entravait financièrement son développement et l'isolait dans le paysage syndical médical mais il donnait au syndicat une légitimité totale pour analyser la situation du médicament en France.

L'année dernière, les critiques et les propositions de réforme qu'il a emises depuis 20 ans se sont trouvées confortées par l'affaire du Médiator.

La loi sur le médicament votée à la suite de cette affaire reprend plusieurs des propositions du SNJMG et d'autres structures engagées dans ce combat pour l'indépendance des professionnels de santé vis à vis de l'industrie pharmaceutique (ex : Syndicat de la Médecine générale, Revue prescrire, Assciation Formindep...).

Toutefois, le SNJMG a déploré les limites de la loi concernant la prévention des conflits d'intérêts et le renforcement des droits des victimes. 

Aussi, le SNJMG propose plusieurs pistes d'amélioration de la loi : 
- obligation d'essais contre comparateurs actifs pour l'admission au remboursement des médicaments,
- modifications réglementaires autorisant les actions de groupe pour les patients,
- absence de conflit d'interet pour tout responsable d'agence ou d'administration sanitaire,
- absence de conflit d'interet pour les associations de patients siégeant dans les instances de la nouvelle agence du médicament,
- accès facile à l'information sur les subventions de l'industrie pharmaceutique aux professionnels de santé et aux différentes structures du monde de la santé,
- mise en place d'un corps d'experts indépendants,
- exclusion de l'industrie pharmaceutique de la formation médicale initiale.

Le SNJMG est également favorable au remboursement à 100% de médicaments ayant prouvée leur pertinence dans les indications de pathologies reconnues ALD. Ceci permettrait accessoirement d'en finir avec les ordonnaces bi-zones...

Enfin, le SNJMG renouvelle sa demande de prise en charge de méthodes thérapeutiques non médicamenteuses (régimes diététiques, activités physiques, traitements psychologiques, etc...).

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 18:11

A l'occasion d'une polémique en cours, le Syndicat National des Jeunes Medecins Généralistes (SNJMG) estime qu' il ne peut pas exister d'IVG (Interruption Volontaire de Grossesse) "de confort".
Il peut certes exister des difficultés d'accès voire une mauvaise utilisation de la contraception, mais l'IVG reste un évenement marquant dans la vie d'une femme.

Dans ce contexte, le SNJMG, syndicat indépendant d'internes, remplaçants et jeunes installés ou salariés en Médecine Générale, rappelle ses revendications sur la question de la contraception et de l'IVG :
- application des circulaires concernant l'accès à la contraception et l'éducation à la sexualité
- creation en Médecine Générale d'un acte de prevention à propos de la sexualité (MST, contraception...)

- création d'un « forfait contraception pour mineures » gratuit jusqu’à 18 ans, et prolongé sous conditions de ressources au délà de 18 ans (cf : Rapport Nisand 2012),
- prise en charge à 100% par l'Assurance Maladie des actes d'IVG,
- revalorisation des actes d'IVG (notamment chirurgicaux) et amélioration du statut des médecins (notamment en centres publics et para publics),
- pérennité des centres publics et para publics prenant en charge des IVG,
- assurance d'une offre de suivi social et/ou psychologique pour les femmes ayant recours à l'IVG (en respectant au mieux leur choix)
.

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 08:39

A l'occasion de la journée internationale des femmes le 08 mars 2012, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) rappelle qu'elles sont dans l'histoire le vecteur de progrès sociaux.

Le SNJMG, syndicat indépendant rassemblant internes, remplaçants et jeunes installés ou salariés en Médecine Générale, souhaite démontrer que la feminisation de la profession ne signifie pas déclassement, comme cela est dit trop souvent, mais (r)évolution positive. 

Veiller à répondre aux aspirations des femmes médecins (déjà majoritaires à la fac et bientôt dans le métier), c'est prendre en considération les aspirations des nouvelles générations de médecins :
- valorisation de l'exercice professionnel, quel que soit le mode d'exercice, avec possibilité de profil de carrière et officialisation de passerelles, ouvertes dans les 2 sens, vers d'autres disciplines (évolution de la profession choisie au gré de l'expérience aquise durant l'exercice et des opportunités rencontrées)
- développement de mesures pratiques de soutien à l'exercice en commun (exercice en groupe, travail en réseaux...)
- possibilité de participer à des séminaires de formation continue sur son temps de travail sans être pénalisé par une perte de revenus
- organisation d'une permanence de soins ambulatoire, pertinente et attractive, sur la base d'un réel volontariat

- amélioration du statut de médecin collaborateur libéral et application effective du statut de médecin collaborateur salarié
- suppression de la précarité des jeunes médecins en centre de santé par l'embauche en CDI (et non en CDD de 6 ans) et revalorisation de la grille salariale de la fonction publique territoriale
- solution équitable pour les RTT des médecins hospitaliers
- prise en compte des aléas de la vie (maternité/adoption, maladie/accident du travail) pour la durée de validité de la licence de remplacement

Au délà de ces revendications pour tous les médecins, le Bureau National du SNJMG rappelle également ses demandes spécifiques aux femmes médecins :
- la parité dans les listes proposées aux élections professionnelles (ordres, caisses de retraites, URPS etc....)

- la transposition automatique aux libérales de santé de toutes les mesures concernant la durée des congés maternité qui ont été votées pour les médecins salariées,
- le versement des indemnités journalières par l’Assurance Maladie au 1er jour d’arrêt de travail pour toutes les grossesses pathologiques nécessitant un arrêt de l’activité médicale libérale
- la dispense d’astreintes à partir du 3e mois de grossesse pour les médecins hospitaliers (y compris internes et FFI)
- la fin de la perte du bénéfice du classement ECN des internes après un arrêt maternité (pour les choix de stages lors de l'internat, ndlr)

Tous les médecins, tous les patients et l'ensemble de la société seront les bénéficiaires de telles mesures.

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 13:53

Si les obstacles financiers représentent la première et principale difficulté en matière d'accès aux soins, il existe également en France des problèmes de démographie médicale.

Ce n'est pas une découverte pour le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) puisqu'il alertait dès la fin des années 1990 sur la menace de pénuries localisées d'offre médicale. A l'époque, les "experts" de santé publique parlaient de 20 000 médecins de trop en France, des syndicats médicaux demandaient des mesures coercitives pour conjurer le risque de pléthore médicale et le gouvernement subventionnait les départs anticipés à la retraite de médecins dès l'âge de 56 ans...

En 2012, les craintes ont désormais changées de nature mais les positions des politiques et des "experts" restent aussi démagogiques ou caricaturales que dans les années 1990 : augmentation du nombre d'étudiants en médecine et obligation pour les médecins de s'installer en zones déficitaires...

 

 L'aveuglement stratégique anime la politique de santé dans notre pays. Cette politique est souvent le fruit d'une projection d'attentes conjoncturelles, et de modèles obsolètes à des nouvelles situations.  

La coercition n'a jamais fait la preuve de son efficacité, et il est illusoire d'attendre d'une mesure univoque la solution à un problème multifactoriel.

 

Dans la problématique globale de démographie médicale, la Médecine Générale vit une crise identitaire spécifique et c'est à l'aune de cette crise que le SNJMG émet les propositions suivantes :

 

1/ Une régulation incitative de l’offre de soins selon les besoins locaux par la mise en place d'un forfait structurant à l'installation en complément de la rémunération à l'acte et modulable en fonction du lieu et du mode d'exercice 

 

2/ Un nouveau contrat conventionnel avec un secteur conventionnel unique revalorisé, qui rémunère à sa juste valeur l'acte intellectuel et technique en associant paiement à l'acte et forfaits.

 

3/ Une politique d'évolution de carrière avec passerelles entre les spécialités

 

4/ Une souplesse des liens entre la formation initiale et la pratique quotidienne


5/ Une diversification de l’activité dans des structures diverses (cabinets privés ou maisons de santé publiques) et selon des statuts divers (activité libérale et/ou salariée).

 

6/ Une augmentation du "temps médical" par:

 - La promotion de regroupements (pas obligatoirement physiques mais organisationnels) par bassin de vie et la création de plateaux techniques de médecine ambulatoire de proximité, de qualité, publics ou privés, sans exclusive en tenant compte des spécificités territoriales et de l'offre de soins pré existante 

 - L'organisation de la délégation d'actes médicaux sous la responsabilité et le contrôle du médecin et la création de "coursiers sanitaire et social" pour l'aide à la prise en charge sociale des patients(*)

- L’évolution et la promotion, dans le respect de l’indépendance médicale, des sociétés libérales (SEL) - afin de séparer le patrimoine privé et professionnel, et surtout de simplifier l'investissement - et la délégation de la gestion administrative. 

 

 7/ une introduction d'un module de gestion et de droit dans la formation initiale et la création d'un diplôme de "médecin gérant" dans le cadre de la formation médicale continue. 

 

Le SNJMG, syndicat rassemblant internes, remplaçants et jeunes installés ou salariés en Médecine Générale réaffirme par ces propositions l'importance d'un engagement volontariste incitatif et dénonce les velléités de "gérer" les jeunes médecins comme les stocks de marchandises d'une entreprise.

 

(*) : à l’exemple de l’association ARESPA (http://www.soinspalliatifs-fc.fr/reseau_arespa.php)

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 17:31

Après avoir abordé l'exercice des médecins généralistes, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) présente ce jour ses propositions en matière d'accés aux soins.

Le SNJMG, syndicat indépendant rassemblant internes, remplaçants et jeunes installés ou salariés en Médecine Générale, rappelle que la première et principale difficulté en matière d'accès aux soins est représentée par la question financière.

Deux chiffres très récents issus d’une étude d’Harris Interactive illustrent particulièrement ce constat : 50% des Français déclarent avoir déjà reporté des soins (pour lui-même ou pour un membre de sa famille) et 35% y ont même déjà renoncé (dont 22% ont dû le faire plusieurs fois). Confirmant les tendances énoncées par le rapport annuel de la DREES, l’analyse détaillée des résultats révèle que les catégories socioprofessionnelles les plus modestes se révèlent davantage confrontées à ces situations de renoncement aux soins (42% chez les CSP-, 55% dans les foyers où le revenu net mensuel est inférieur à 1200€ et 46% dans ceux où ces revenus sont inférieurs à 2300 € / mois). A contrario, parmi les moins exposés figurent les hommes, les personnes les plus âgées, les plus diplômées et les plus hauts revenus.
 
Afin de remédier, à ces difficultés, le SNJMG propose les mesures suivante :
- suppression des 30€ d’accès à l’Aide Médicale d'Etat (AME), aggravant le retard aux soins des personnes les plus démunies,
- suppression des franchises médicales qui ont rompu le pacte de solidarité nationale en ne mettant à contribution que les patients,
- remplacement des secteurs tarifaires en Médecine Générale par un secteur conventionnel unique revalorisé, spécifique à la discipline,
- prise en charge à taux plein de tout acte/prescription de premier recours réalisé par les médecins généralistes.
Le SNJMG soutient la proposition de l'ancien premier président de la Cour des Comptes, Philippe Seguin, de compenser par une taxe sur les stock-options, la suppression des franchises médicales, et, par extension, la suppression de la taxe d'accès à l'AME et la prise en charge à taux plein de tout acte en Médecine Générale.
 
Le SNJMG estime qu'il faut doubler ces décisions purement économiques d'une serie de mesures de santé publique en faveur de la prévention et de l'éducation pour la santé :
- création d'un/plusieurs actes de prévention (majorés par rapport à la consultation classique) pris en charge à 100% par l'Assurance Maladie (ex : addictologie, surpoids/obesité, risques cardiovasculaires et cancerologiques, MST...)
- prise en charge à 100% par l'Assurance Maladie des actes d'IVG + création d'un « forfait contraception pour mineures » gratuit jusqu’à 18 ans, et prolongé sous conditions de ressources au délà de 18 ans (cf : Rapport Nisand 2012).

Enfin, le SNJMG plaide pour une véritable révision (hors de tout conflit d'interêt) des conditions de prise en charge par l'Assurance Maladie des médicaments mais aussi de moyens thérapeutiques non médicamenteux.

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 13:50

A moins de 3 mois du premier tour de l'election présidentielle, les programmes santé des différents candidats commencent à se dévoiler.

Comme annoncé, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG), va intervenir dans ce temps fort de la vie démocratique de notre pays.

Le SNJMG, syndicat rassemblant internes, remplaçants et jeunes installés ou salariés en Médecine Générale, va ainsi publier chaque semaine un communiqué de presse sur différents thèmes de la Santé en France. Pour chacun de ces thèmes, le SNJMG explicitera les propositions qu'il soumettra au nom des nouvelles générations de médecins généralistes aux différents candidats à l'élection présidentielle.

Fort de sa tradition de laboratoire d'idées, le SNJMG, syndicat indépendant (notamment de l'industrie pharmaceutique), s'engage à faire connaître à l'ensemble des citoyens les attentes des jeunes médecins généralistes pour leur exercice et pour notre système de santé.

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 10:01

Jeudi 26 janvier 2012, le milieu des étudiants en médecine a été agité par l'annonce d'un arrêt brutal des conférences privées Hippocrate de préparation aux Epreuves Classantes Nationales (ECN) d'entrée en troisième cycle (internat).

En fait, il s'agit d'un effet collateral de la reforme du médicament publiée fin décembre 2011 au Journal Officiel. La Conférence Hippocrate, jusqu'à lors liée au laboratoire pharmaceutique Servier, a décidé de devenir indépendant de tout financement par toute entreprise commercialisant des médicaments. Cette décision implique des ajustements pratiques qui, selon David Boccara (Conférence Hippocrate), ont fait croire à tort à l'arrêt des activités de cet organisme privé.

Le Syndicat National des Jeunes Medecins Généralistes (SNJMG) qui s'est pleinement investi dans la préparation et la discussion parlementaire de la loi de réforme du médicament, a fortement regretté la timidité du texte de loi en matière de formation des médecins. Aussi, le SNJMG, syndicat rassemblant internes, remplaçants et jeunes installés et salariés en Médecine Générale, se rejouit de voir les quelques mesures relatives aux étudiants en médecine écarter quelque peu l'industrie pharmaceutique des facultés.

Le SNJMG rappelle aussi son engagement contre la presence d'organismes privés pour pallier les insffisances des structures universitaires en matière de préparation aux examens.

Aussi, le SNJMG renouvelle aujourd'hui sa revendication d'un service public d'enseignement universitaire de qualité, qui rendrait le recours aux organismes privés inutiles (qu'ils soient liés ou non à l'industrie pharmaceutique). De plus, le SNJMG ne doute pas de l'engagement des internes à participer à des programmes de tutorat des étudiants de médecine, pourvu que les facultés de médecine leur propose un cadre clair et motivant d'intervention.

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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 10:02

Depuis 1958, l'hôpital public se veut être seul au cœur du système de santé.  Malheureusement, cet etat d'esprit se retrouve dans la philosophie générale des propositions emises cette semaine par la Fédération Hospitaliere de France (FHF) en vue de l''election présidentielle. Dans cette contribution, la FHF fait par exemple un lien entre l'engorgement des urgences hospitalières et les carences des médecins généralistes. Pourtant, plus de 80% de l'activité des urgences hospitalières se fait en journée, en semaine, alors que les demandes de soins primaires sont, pour l’essentiel, prises en charge dans la journée en medecine ambulatoire...

Les jeunes médecins généralistes refusent d’entrer dans un conflit stérile entre hôpital et la médecine ambulatoire. L’intérêt des patients doit primer.

Ainsi, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) tient à répondre à la proposition de la FHF de creation de postes de médecins hospitaliers en vue d'exercer des missions de médecine ambulatoire en zones déficitaires. Le SNJMG y voit comme un écho à une de ses propositions pour résoudre les problèmes d’accès aux soins dans ces zones.

Le SNJMG, syndicat indépendant rassemblant internes, remplaçants et jeunes installés ou salariés en Médecine Générale, se félicite donc de cette proposition à condition qu'elle soit mise en oeuvre en accord avec les médecins ambulatoires installés dans ces zones et que les postes de médecine générale créés soient reservés à des médecins généralistes dans le cadre d'un véritable statut hospitalier.
A propos de statut, le SNJMG rappelle à la FHF la nécessité urgente de lever toutes les discriminations de traitement envers les médecins généralistes à l’hôpital.

Bien évidemment, une telle proposition ne peut se mettre en place que dans le cadre d'une redéfinition des enveloppes budgétaires afin de ne pas "deshabiller Pierre pour habiller Paul".

Le SNJMG continue de s'opposer à toutes mesures coercitives à l’installation comme celles avancées cette semaine par la FHF (car il les considere comme contre productives), et persiste dans son role de force de propositions pour faire évoluer le système de santé au service des patients et des soignants : le SNJMG fera prochainement connaître l'ensemble de ses propositions en vue de l’élection présidentielle.

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