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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 08:15

Le Conseil National de l'Ordre des Médecins (CNOM) n'a pas tenu les engagements pris le mois dernier par son président vis à vis des organisations d'étudiants et de jeunes médecins. En lieu et place d'un abandon formel des mesures discriminatoires (et inefficaces) imposant une période de service public au sortir des études de médecine, le CNOM a décidé un "moratoire" de 4 mois pour cette recommandation ainsi que pour celle concernant les dépassements d'honoraires (liant sans explication les deux recommandations).

 
Le temps de ce "moratoire" (terme totalement inapproprié car relatif au droit, ndlr), le CNOM s'est érigé en organisateur de l'offre de soins en proposant des "discussions" avec "tous les acteurs".
 
Devant cette manoeuvre outrepassant les missions dévolues à l'Ordre, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) a interrogé les autres structures "jeunes" sur l'opportunité de participer à de telles discussions : si chacune des structures est libre d'y participer ou non, le SNJMG a proposé un engagement commun à refuser toute discussion sur la base de la dernière recommandation de l'Ordre sur la démographie médicale. En effet, cette proposition n'a pas de base juridique et s'avère incompatible avec notre droit. Elle entrainera indirectement une discrimination liée à l'âge, ce type de discrimination est prévu et puni par le code pénal.
 
Par opposition aux derniers errements du CNOM (communication confuse sur la licence de remplacement, retournement inexpliqué sur la liberté d'installation, bavure sur les déclarations d'absence des médecins "de ville"), le SNJMG a décidé de faire preuve de transparence et de méthode en organisant une consultation directe de sa base.
Au terme d'une enquête sur Internet, à la quelle ont participé sur 48 heures, 717 étudiants et jeunes médecins, il apparaît que 59% d'entre eux se prononcent contre une participation aux discussions telles que proposées actuellement par le CNOM (seuls 11% sont d'accord pour une participation sans préalable ni condition).
 
Le SNJMG, syndicat indépendant rassemblant internes, remplaçants et jeunes installés ou salariés en Médecine Générale, ne participe donc pas à la première réunion organisée ce jour, 11 juillet 2012, au siège du CNOM mais reste solidaire avec toutes les autres structures "jeunes".
 
Compte tenu des problèmes d'accès aux soins, une vraie concertation entre l'Etat, l'Assurance Maladie et les syndicats de médecins installés et de jeunes médecins, est toutefois plus que jamais nécessaire. La problématique de la démographie médicale n'est que la partie émergée de l'iceberg.

 

 

Résultats détaillés :

Boycott de toute discussion en l'absence d'abandon formel des recommandations discriminatoires 310 43%

Pas de participation si mesures coercitives au programme des discussions 114 16%

Participation aux discussions mais retrait lorsque des mesures coercitives sont abordées 214 30%

Participation aux discussions sans préalable ni condition 79 11%

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 09:23

L’ensemble des structures représentatives des étudiants et jeunes médecins (ANEMF, CSMF-jeunes médecins, ISNAR-IMG, ISNIH,  ISNCCA, ReAGJIR, SNJMG) ont constitué un front uni pour s'opposer aux recommandations sur l'installation des jeunes médecins, émises le 29 mai dernier, par le Dr Legmann, président du CNOM.

 

Lors de la commission jeunes du Conseil National de l’Ordre des Médecins (CNOM) du 7 juin 2012, le Dr Legmann, président du CNOM, s’est engagé auprès des structures "jeunes" à présenter une résolution à l’ensemble de son Bureau revenant sur ces recommandations. Dans cette résolution, il s’engageait à substituer les recommandations par des mesures non coercitives, préalable nécessaire à un travail en concertation avec les structures "jeunes".


En guise de décision finale, le CNOM s'est contenté de présenter une résolution instaurant un "moratoire" sur ces recommandations jusqu'à mi octobre 2012, une résolution intermédiaire et on ne peut plus floue, qui en revanche, ne répond toujours pas à la question de l'organisation des soins.


Cette résolution ne correspond nullement à l'engagement pris du CNOM le 7 juin 2012. Les structures jeunes sont déçues et se sentent trahies ; la relation de confiance qui existait jusque là avec le CNOM est sérieusement entachée.

Les structures "jeunes" maintiennent donc leur totale opposition, de fond et de forme, aux recommandations de l'Ordre sur l'installation des jeunes médecins.

 

 

Pour l’ANEMF, Karim ADOUANE, Président.

Pour la CSMF-JM, François-Charles CUISIGNIEZ, Président.

Pour l’ISNAR-IMG, Emmanuel BAGOURD, Président.

Pour l’ISNCCA, Julien ADAM, Président.

Pour l’ISNIH, François PETITPIERRE, Président.

Pour ReAGJIR, Aude MAINGUY, Présidente.

Pour le SNJMG, Alexandre HUSSON, Président.

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 13:49

Le Quotidien du médecin a publié le 14 juin 2012 le premier entretien avec le Pr Perrotin, suite à son élection à la présidence de la conférence des doyens des facultés de médecine.

 

Alors que toutes les organisations d'étudiants et d'internes de médecine viennent de condamner la dernière proposition du Conseil National de l'Ordre des Médecins sur l'exercice professionnel des jeunes médecins, le Pr Perrotin, chef du service de réanimation au CHU de Tours, se dit en accord avec cette proposition : « Je fais partie des doyens qui sont favorables à un devoir de service public de deux à trois ans vis-à-vis de la nation ».

 

Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG), syndicat indépendant rassemblant internes, remplaçants et jeunes installés et salariés en Médecine Générale, dénonce dans ce discours un appel à la coercition sur les jeunes médecins alors que cette politique a montré son inefficacité à l'étranger.

 

 Qui plus est, dans cet entretien, le Pr Perrotin, qui se présente en défenseur de l'enseignement au lit du malade, se prononce pour les QCM et l'informatisation des épreuves d'entrée pour l'internat de médecine (ECN) d'ici 2015.

La déshumanisation de la formation des médecins et la prolongation des études médicales par un service public (alors que les jeunes médecins s'installent de plus en plus tardivement), sont-ils compatibles avec une politique de santé publique au service de la population ? Ces idées sont elles partagées par la majorité des doyens de facultés de Médecine ?

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 09:00

La commission jeunes du Conseil National de l’Ordre des Médecins (CNOM) s’est réunie le 07 juin 2012 suite aux recommandations émises le 29 mai dernier, concernant la régulation de l’exercice.

L’ensemble des structures représentatives des étudiants et jeunes médecins (ANEMF, CSMF-jeunes médecins, ISNAR-IMG, ISNIH,  ISNCCA, ReAGJIR, SIHP, SNJMG[1]) se sont présentées unies face au Dr Legmann, président du CNOM.

Elles ont rappelé d’une voix unanime leur opposition tant sur la forme que sur le fond à ces recommandations. Elles ont été élaborées sans concertation avec les principaux intéressés.

Au cours de cette commission, le Dr Legmann s’est engagé à présenter une résolution à l’ensemble de son Bureau revenant sur ces recommandations.

Dans cette résolution il s’engage à substituer les recommandations par des mesures non coercitives. Dès lors, le CNOM acceptera un travail en concertation avec les structures jeunes.

Nous souhaitons que le bureau du CNOM valide cette résolution dans un souci d’apaisement. Ceci amènera à l’ouverture d’une réflexion commune dans l’intérêt général.

Les structures jeunes sont et continueront à être force de propositions.

Elles affirment [a]une nouvelle fois leur volonté d'être impliquées dans la réflexion sur les problèmes majeurs de la démographie médicale et de l’accès aux soins.


[1] ANEMF : Association Nationale des Étudiants en Médecine de France

CSMF-Jeunes Médecins : Confédération des Syndicats Médicaux Français - Jeunes Médecins

ISNAR-IMG : Inter-Syndicale Nationale Autonome et Représentative des Internes de Médecine Générale

ISNIH : Inter-Syndicat National des Internes des Hôpitaux

ISNCCA : Inter-Syndicat National des Chefs de Cliniques Assistant

ReAGJIR : Regroupement Autonome des Généralistes Jeunes Installés et Remplaçants

SIHP : Syndicat des Internes des Hôpitaux de Paris

SNJMG : Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 17:33

Thèse d'Alexandre Husson : Le jeune médecin généraliste remplaçant en France : Éternellement nomade ? (23.05.12).

Accès libre aux (futurs) internes et remplaçants en Médecine Générale (ainsi qu'à tous les adhérents et soutiens du SNJMG).

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 13:31
Hier, le Dr Legmann a dévoilé les nouvelles propositions du Conseil de l'Ordre concernant la démographie médicale.
Alors que la moitié des internes de médecine générale est en situation de burn out, le Conseil de l’Ordre propose de prolonger le calvaire des études médicales en obligeant un jeune médecin, à la sortie de ses études, à exercer cinq ans dans la région où il a été formé. Les lieux d'exercice seraient déterminés à l'intérieur de chaque région sous la conduite des ARS (agences régionales de santé) et "en liaison étroite avec le conseil régional de l'Ordre". 

 

La faisabilité d'une telle mesure est difficile à concevoir, puisqu'elle remet en cause le caractère national du diplôme de Docteur d'Etat en Médecine. 

 

Mais au-delà de l'incompatibilité de cette proposition avec notre droit républicain et le droit communautaire, cette mesure constitue une discrimination envers les jeunes générations de médecins. Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) rappelle que les  "jeunes" médecins sont globalement âgés de 28 à 37 ans, les femmes représentent plus de 65 %, et pour l'écrasante majorité, ils vivent en couple et ont déjà constitué des familles...  

 

Le SNJMG, syndicat indépendant rassemblant internes, remplaçants et jeunes installés ou salariés en Médecine Générale, est sensible aux problèmes d'accès aux soins dans notre pays. Ces problèmes s'aggravent alors que d'après les études de la DREES, le nombre de médecins n'a pas cessé d'augmenter, que la répartition des médecins sur le territoire s'est améliorée ses 10 dernières années et que les médecins généralistes constituent l'une des professions les mieux réparties en France.

 

La proposition discriminatoire du Conseil de l’Ordre révèle une étonnante méconnaissance de la réalité du terrain et une absence totale de vision stratégique pour notre système de santé. Surtout, elle ne résoudra pas les problèmes d'accès soins (qui sont liés d'une part à la désorganisation et à la dispersion des moyens de médecine ambulatoire, et d’autre part à des causes financières : franchises médicales, dépassements d'honoraires...). 

 

Le SNJMG s'interroge sur le couplage de cette prise de position avec l'avis du Conseil de l’Ordre autorisant les médecins à se faire payer 3 à 4 fois le tarif conventionnel de Sécurité Sociale : Les médecins exerçant des dépassements d'honoraires sont donc autorisés à continuer de quadrupler le "tarif Sécu" quand les jeunes médecins généralistes se doivent d'être corvéables et à la disposition des ARS et du Conseil de l'Ordre.

 

Si l'Ordre voulait opposer les spécialistes et les généralistes d'une part, les jeunes médecins et leurs prédécesseurs d'autre part, il a très bien réussi sa manoeuvre...
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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 10:35

Après avoir adressé ses félicitations à Mme Marisol Touraine pour sa nomination au Ministère de la Santé, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) a été attentif au premier discours de la nouvelle ministre à l'occasion de l'ouverture du salon Hôpital Expo 2012.

 

Le SNJMG, syndicat indépendant rassemblant internes, remplaçants et jeunes installés ou salariés en Médecine Générale, a bien pris note des 4 engagements pris par la ministre de la Santé le 22 mai 2012 :

- limitation des dépassements d'honoraires

- restauration du service public hospitalier

- restauration du dialogue social avec les professionnels de santé

- reconfiguration des parcours de soins

Le SNJMG apprécie que ces 4 engagements soient compatibles avec les mesures qu'il avait proposées aux deux candidats du second tour de l’élection présidentielle.

 

Le SNJMG, attaché à l'accès aux soins des patients, à la revalorisation de la Médecine Générale et à un décloisonnement Ville-Hôpital (tout en recentrant l'hôpital sur ses activités fondamentales), entend travailler en bonne entente avec la ministre sur de tels objectifs.

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 16:16

Le lundi 14 mai 2012 a eu lieu la réunion constitutive du nouveau Bureau National issu de l'Assemblée Générale annuelle du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG).

 

Le SNJMG, syndicat indépendant rassemblant internes, remplaçants et jeunes installés ou salariés en Médecine Générale, est désormais dirigé par l’équipe suivante :

Président :
Alexandre Husson (médecin généraliste remplaçant - Ile de France)

Vice présidents :
Marine Crest-Guilluy (Interne de Médecine Générale - Ile de France)

Theo Combes (médecin généraliste installé - Midi Pyrénées)

Secrétaire général :
Emilie Frelat (Interne de Médecine Générale - Ile de France)

Secrétaires Généraux adjoints : 

Maurice Gueran (médecin généraliste remplaçant - Ile de France) 

Yassine Bouakaz (médecin généraliste installé - Centre) 

Trésorier :
Procope Panagoulias (médecin généraliste installé - Paris)

Autres membres du Bureau :
  

Hélène Cesbron (médecin généraliste remplaçante - Aquitaine)

Marina Lanzi (Interne de Médecine Générale - Bretagne)

Patricia Martel (médecin généraliste remplaçante - Aquitaine) 
Marc Bruel (médecin généraliste remplaçant - Ile de France)

David Martin (interne de Médecine Générale - Ile de France)

Anne Saint Martin (médecin généraliste installée - Midi Pyrénées)

Quant au comité directeur du SNJMG, il est constitué des membres de ce Bureau et des représentants régionaux validés par l'AG :

 

Aquitaine : Antoine BERNEAU

Alsace : David TOLEDANO
Auvergne-Rhone-Alpes: Aurelie TOMEZOLLI

Bretagne : Nicolas AMBROSELLI

Bourgogne : Lilia MEKSEN 

Centre : Benedicte BINEY 
Champagne Ardenne : Adeline DUPONT
Franche Comté : Marion DOLLAT 

Ile de France : David AZERAD 
Languedoc-Roussillon : Laetitia VAILHE
Limousin - Poitou Charente : Simon RIALLAND

Lorraine : Florence LOT 

Midi Pyrénées : Theo COMBES

Nord - Pas de Calais : Olivier CAUX
Normandie : Cecile DUCROT 
PACA : Amandine BRUNEL-GILLON

Picardie : Adélaide THORAILLER

Antilles : Julien DUFRENNE

La Réunion : Morgann PHILIPPON

 

Cette nouvelle direction est à la disposition de la nouvelle équipe ministérielle en charge de la Santé pour discuter notamment des propositions que le SNJMG avait transmises aux candidats à l’élection présidentielle.

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 17:13

A l'issue du premier tour, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) fait le constat que le thème de la santé n'a été que survolé pendant la campagne.
 
Le SNJMG, syndicat indépendant rassemblant internes, remplaçants et jeunes installés ou salariés en Médecine Générale, déplore ainsi qu'il n'y ait pas eu de vrai débat ni sur l'organisation du système de soins ni sur la souffrance des français au travail ou en recherche de travail.
 
Le SNJMG se console toutefois de voir certaines de ses analyses apparaître et progresser auprès des responsables politiques (ex : intégration de la démographie médicale dans une politique globale d'aménagement du territoire, prise en compte de la crise spécifique de la Médecine Générale).

 
Après synthèse des différentes propositions qu'il a faites pour le premier tour, le SNJMG soumet aux deux candidats retenus pour le second tour, 15 actions qu'il considère comme prioritaires :
 
Organisation du système de santé :
- transformation de la fonction publique hospitalière en fonction publique de santé permettant la création de structures publiques de soins ambulatoires,
- politique de santé publique en faveur de la prévention et de l'éducation pour la santé (ex : création d'un/plusieurs actes de prévention, remboursement de moyens thérapeutiques non médicamenteux),
 
Accès aux soins :
- suppression des obstacles financiers aux soins (ex : franchises médicales)
- facilitation financière de l'accès à la Médecine Générale (ex : suppression des pénalités financières hors parcours de soins, tiers payant sans difficulté d'application pratique) et à la contraception/IVG (ex : forfait contraception pour mineures, prise en charge à 100% par l'Assurance Maladie des actes d'IVG)
 
Démographie médicale
- pause dans l'augmentation du numerus clausus avec adaptation des quotas par spécialités en fonction des besoins de santé publique par régions,
- déploiement de structures publiques de soins ambulatoires dans les territoires en crise, en accord avec les professionnels restant sur place,
- mise en place d'un forfait à l'installation, modulable en fonction du lieu et du mode d'exercice,
 
Exercice conventionnel de la Médecine Générale
- nouveau contrat conventionnel avec un secteur unique revalorisé, qui rémunère à sa juste valeur l'acte intellectuel et technique en associant paiement à l'acte et forfaits (NB : outre le forfait installation, le SNJMG promeut des forfaits indexés sur des critères de qualité professionnelle, à condition de rester dans une logique de moyens et de se référer à des critères issus de véritables consensus scientifiques exempts de tout conflit d'intérêts),
- valorisation du "temps médical" (ex : mutualisation de l'offre de soins, 
délégation d'actes médicaux sous la responsabilité et le contrôle du médecin, création de "coursiers sanitaire et social" pour l'aide à la prise en charge sociale des patients),
- protection du mode d'exercice des remplaçants (prise en compte des aléas de la vie - maternité/adoption, maladie/accident du travail - pour la durée de validité de la licence de remplacement, reconnaissance du remplacement comme mode d'exercice plein à l'égal de l'installation),

Médicaments :
- obligation d'essais contre comparateurs actifs pour l'admission au remboursement des médicaments,
- interdiction de tout conflit d'intérêts en matière d'expertise médicamenteuse et exclusion de l'industrie pharmaceutique de la formation médicale initiale,
 
Internat de Médecine Générale :
- indexation de la rémunération des internes sur le taux d'inflation
- mise à plat du statut de l'interne de médecine dans le cadre d'une harmonisation européenne et en respectant le code du travail français. 
- protection des internes enceintes (dispense d’astreintes à partir du 3e mois de grossesse pour les médecins hospitaliers, fin de la perte du bénéfice du classement ECN des internes après un arrêt maternité)

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 18:07

Après l'affaire du Mediator, il semblait impensable que l'industrie pharmaceutique puisse continuer d'influer sur la formation des médecins.

Hélas, les facultés de Bordeaux et de Clermont Ferrand ont fait la preuve du contraire.

 
Mais elles ne sont pas l'exception : demain, 18 avril 2012, le laboratoire Novartis organise pour le compte de la faculté de Tours "La journée de l'interne" dans un hôtel de la ville avec au programme une présentation des activités de ce laboratoire. La faculté en a fait une journée de formation obligatoire pour la validation du diplôme de troisième cycle des études médicales.


Le SNJMG, syndicat indépendant regroupant internes, remplaçants et jeunes installés et salariés en Médecine Générale, a pris contact avec le doyen de la faculté pour s'opposer à l'organisation par l'industrie pharmaceutique d'une journée de formation universitaire, validante et obligatoire. La Faculté de médecine de Tours n'aurait-elle plus les moyens d'organiser une journée de formation ?


Le Pr Perrotin, doyen de la faculté de Tours qui a maintenu cette journée de formation ne s'est pas donné la peine de répondre au courrier du SNJMG. Aussi, nous renouvelons, publiquement, notre demande de l'annulation de cette journée.


Dans l'intérêt de la population générale et de la santé publique, les étudiants en médecine doivent bénéficier d'une formation indépendante.

 

 

Pour en savoir plus : Complément d'info pour les jeunes MG

 

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