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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 14:17

Lors du mois d'avril 2014, alors que le recul de leur rémunération à l’acte est confirmé, la Sécurité Sociale a versé aux médecins généralistes une Rémunération sur Objectifs de Santé Publique (ROSP) concernant l'année 2013.

A tous les médecins généralistes ? Non, il est un groupe de médecins qui n'a pas droit aux égards de la Sécurité Sociale : les jeunes installés !

Les MG installés en 2012 (environ 900 médecins) ne recevront leur ROSP concernant l'année 2012 qu'en juin 2014.

Les MG installés en 2013 ne recevront leur ROSP concernant l'année 2013 qu'à l'été 2014.

 

En plus de ces retards discriminatoires et inacceptables, des approximations sur les bases de patientèles et des erreurs de calculs fréquentes sont à l’origine d’une exaspération croissante des jeunes installés.

 

Le SNJMG s’étonne de cette manifestation de mépris de la Sécurité sociale envers les jeunes médecins, qui sont pourtant l’avenir du système de Santé.

 

Sur le fond, le SNJMG rappelle ses critiques envers le dispositif actuel de la ROSP :

- c'est une rémunération qui mélange "torchons et serviettes" puisqu'elle adjoint à une rémunération sur Objectifs de Santé Publique un dédommagement financier pour la télétransmission de Feuilles de Soins Electroniques (FSE) et l'organisation du cabinet médical. Autre illogisme, la non-validation de l'objectif de télétransmission annule non seulement le dédommagement correspondant mais aussi celui concernant l'organisation du cabinet…

- c'est une rémunération au statut réglementaire flou : ce n'est ni une rémunération conventionnelle intégrée (comme la NGAP ou la CCAM), ni un contrat optionnel signé entre médecin et sécurité sociale (comme c'était le cas pour l'Option Médecin Référent - OMR - et le Contrat d’Amélioration des Pratiques Individuelles - CAPI),

- il n’existe aucune preuve d’indépendance concernant les personnes en charge de l’élaboration de ces Objectifs de Santé Publique,

- proportionnelle à la taille de la patientèle, la ROSP est par essence discriminatoire envers les jeunes médecins : elle ne concerne pas les remplaçants et pénalise les jeunes installés.

 

Devant cette situation, Le SNJMG propose des mesures à effet immédiat :

- découplage des trois éléments de la ROSP (les deux premiers éléments étant intégrés dans la convention et la ROSP proprement dite faisant l'objet d'un contrat optionnel annuel avec tacite reconduction),

- Objectifs de Santé Publique déterminés par collège d'experts indépendants, avec publicité de leur validation par les parties signataires de la convention,

- engagement de la Sécurité sociale de régler les jeunes installés en même temps que les autres médecins,

- calcul de la ROSP pour les 5 premières années d'installation sur une base forfaitaire de 500 patients (si la patientèle du jeune installé ne dépasse pas ce chiffre).

 

Rappelons enfin que le SNJMG plaide pour des réformes structurelles profondes de la convention médicale, avec un secteur unique revalorisé, la création d'un véritable forfait « structure » prenant notamment en charge l’emploi d’auxiliaires salariés (assistants, secrétaires, infirmières…) et un forfait « installation » destiné à accompagner les premières années d'exercice.

 

Le SNJMG va porter ces propositions auprès des partenaires conventionnels et des pouvoirs publics, en espérant qu’ils fassent preuve de responsabilité et d’audace !

 

Auteurs : Bureau et Conseil National du SNJMG

 

Contacts Presse :

Théo COMBES, Président - 05 63 58 34 71 - president@snjmg.org

Béatrice LAUDET, Vice-Présidente – 01 47 98 55 94 – beatricelaudet@yahoo.fr

Emilie FRELAT, Secrétaire Générale - 01 47 98 55 94 - emilie.frelat@wanadoo.fr

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 12:00

Le Syndicat Natiional des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) tient à réagir au 3ième plan cancer, présenté le 4 février 2014 par le Président de la République.

Certes, le SNJMG ne peut qu’approuver le développement d’une médecine « personnalisée », la lutte contre les inégalités face au cancer et l'institution d'un « droit à l'oubli » pour les patients guéris ; mais le reste du plan suscite beaucoup d’interrogations, voire de la déception.

 

Les principales causes reconnues de cancer sont le tabac, l'alcool, la sédentarité-obésité et les causes professionnelles (1). Or le Président de la République s’est montré peu loquace sur les trois dernières. Pire, l'Education Nationale vient de passer un partenariat avec l'industrie du sucre (2) et le Gouvernement ne montre aucun empressement à la reconnaissance des cancers d'origine professionnelle (3). Concernant la lutte contre le tabagisme, le Président a éludé la question du prix du tabac (seule mesure ayant eu pour l'instant un réel impact) et a soigneusement évité de prendre position sur la cigarette électronique (4)...

 

En matière de prévention, le Président affiche des objectifs ambitieux mais en mettant en avant des moyens qui n'ont pas toujours fait la preuve de leur efficacité, comme par exemple la vaccination contre le HPV (5,6)... S'il faut se féliciter du renforcement du dépistage du cancer du col de l'utérus (dont l'utilité fait consensus), comment ne pas s’étonner du discours sans nuances du Président concernant le dépistage du cancer du sein, lequel est critiqué par nombre d'experts indépendants (7,8,9) et au sujet duquel un rapport officiel de l'Institut National du Cancer plaide pour le droit au refus d'y participer (10)... Ironie du calendrier, deux jours avant le discours du Président, le Swiss Medical Board (institution suisse indépendante de l'administration, des fournisseurs de prestations et de l'industrie, se consacrant à l'évaluation du rapport coûts-efficacité des prestations médicales) a officiellement déconseillé le dépistage systématique par mammographie (11)...

 

En ce qui concerne le coût des traitements, le SNJMG soutient la volonté du Président de les faire baisser. Pourquoi ne pas appliquer cette politique à l'ensemble des médicaments, comme par exemple dans le cas de "Avastin", dont l’utilisation en chimiothérapie anticancéreuse reste autorisée alors qu’il faudrait l’éviter (12) mais qui n’est pas autorisé par le ministère de la Santé à remplacer le "Lucentis" (30 fois plus cher !) dans le traitement de la DMLA (13) ?

 

Enfin, le SNJMG rappelle que l'implication des médecins généralistes ne pourra être optimisée qu'en leur donnant vraiment les moyens de remplir leur mission : recueil systématique de l’avis du médecin traitant lors des réunions de concertation pluridisciplinaire (une application possible et utile de la télémédecine !), simplification administrative drastique, dotations forfaitaires pour le financement du secrétariat, rémunération de la coordination avec les autres professionnels de santé, création d’actes spécifiques de prévention et de suivi des cancers par le médecin généraliste pris en charge à 100% pour tous les patients…

 

Encore une fois, le SNJMG constate à quel point la France est en retard en matière de santé publique et se pose la question de la pertinence de multiples plans sanitaires déconnectés les uns des autres...

 

Auteurs : Conseil National du SNJMG / Bureau National du SNJMG

 

Contacts Presse :

Théo COMBES, Président - 05 63 58 34 71 - president@snjmg.org

Emilie FRELAT, Secrétaire Générale - 01 47 98 55 94 - emilie.frelat@wanadoo.fr

 

(1) : http://www.academie-sciences.fr/presse/communique/rapport_130907.pdf

(2) : http://www.atoute.org/n/Jacques-Servier-ce-petit-joueur.html

(3) : http://www.francetvinfo.fr/sante/video-les-cancers-d-origine-professionnelle-sont-difficiles-a-faire-reconnaitre_521871.html

(4) : http://sante.lefigaro.fr/actualite/2014/02/04/21945-plan-cancer-iii-fort-sur-depistage-faible-contre-tabac

(5) : http://www.francetvinfo.fr/sante/gardasil-faut-il-continuer-a-se-faire-vacciner_467114

(6) : http://martinwinckler.com/spip.php?article908

(7) : http://www.atlantico.fr/decryptage/et-au-lieu-cancer-c-etait-au-traitement-que-aviez-survecu-nicole-delepine-821337.html?page=0,0

(8) : html http://www.voixmedicales.fr/2011/10/11/un-medecin-coordinateur-du-depistage-par-mammographie-qui-me-veut-du-bien-mais-qui-minforme-mal/

(9) : http://docteurdu16.blogspot.fr/2011/11/no-mammo-de-rachel-campergue-un-livre.html

(10) : http://www.prescrire.org/fr/3/31/48722/0/NewsDetails.aspx

(11) : http://www.medical-board.ch/fileadmin/docs/public/mb/medienmitteilungen/2014-02-02_Communique_presse_Rapport_Depistage_Mammographie_def.pdf

(12) : http://lacrabahuteuse.fr/2014/02/indignation-en-soldes/

(13) : http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/l-affaire-du-lucentis-met-le-monde-medical-en-ebullition-05-02-2014-3561129.php

 

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 17:01

Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) a pris connaissance du billet du Dr Borée, ce jeune médecin  généraliste de campagne, blogueur et auteur du livre « Loin des villes, proche des gens », qui annonce sa prochaine désinstallation (billet publié ce lundi sur son blog et repris par Rue89).

 

Le SNJMG est attristé par la nouvelle, mais pas tout à fait surpris…

 

Au cœur de notre réflexion sur la Médecine Générale se retrouvent en effet les écueils évoqués par le Dr Borée :

- insuffisances de l’aménagement du territoire dans certaines zones géographiques (Internet haut débit, couverture téléphonique, services publics de proximité…) rendant difficile un exercice professionnel moderne et de qualité,

- absence de prise en compte de la situation professionnelle et sociale du conjoint du médecin,

- modes et niveaux de rémunération inadaptés à des prises en charge de plus en plus complexes et demandeuses de temps en Médecine Générale, à partir du moment où l’on choisit de se consacrer aux populations qui en ont le plus besoin (enfants, personnes âgées, défavorisées, ayant besoin d’aide psychologique…),

- pénalisation des revenus des médecins qui veulent pratiquer cette Médecine Générale de qualité et qui refusent de tomber dans le cercle vicieux qui consisterait à tenter de compenser cette sous-cotation par une course à l’acte sans grande valeur médicale ajoutée et sans grand intérêt intellectuel, en multipliant les journées à rallonge, en sacrifiant les temps de ressourcement personnel et de formation professionnelle, en renonçant à des investissements utiles à une pratique de qualité, toutes choses qui mènent finalement au burn-out…

 

On ajoutera volontiers, entre autres :

- d’importantes contraintes administratives et de gestion qui justifieraient d’une assistance par des professionnels dédiés, rémunérés grâce des forfaits de fonctionnement ad hoc,

- un régime de protection sociale aux déficiences incompréhensibles pour des praticiens conventionnés avec l’Assurance Maladie ! (pas d’IJ avant 90 jours en maladie, pas de couverture des soins liés à un Accident du Travail…),

- un régime de retraite aux fragilités inquiétantes,

- le déni symbolique et financier de la qualité universitaire et professionnelle de la spécialité Médecine Générale au sein d’un système conventionnel qui discrimine de façon injustifiable entre médecins (le SNJMG demande la suppression du secteur 2 et son remplacement par un secteur unique revalorisé),

- sans oublier le florilège des « fausses bonnes idées » coercitives, censées résoudre la crise démographique et qui achèvent de faire fuir les plus motivés !

 

Depuis des années, le Syndicat National des Jeunes Généralistes (SNJMG) alerte les pouvoirs publics sur cette crise grave de la Médecine Générale et avance des propositions, notamment en publiant l'hiver dernier ses 10 principales mesures face aux défis de la démographie médicale.

 

A travers la médiatisation de ce cas personnel qui nous touche*, nous souhaitons que les responsables publics prennent enfin la mesure exacte de la crise de la Médecine Générale. Il ne suffira pas de quelques gadgets pour sauver la médecine de proximité, c’est tout le modèle économique et professionnel de la Médecine Générale qu’il faut repenser d’urgence.

 

Cette métamorphose devenue indispensable nécessite bien sûr une redistribution de moyens : c’est au Président de la République, au Premier Ministre et à Madame la Ministre des Affaires Sociales et de la Santé de prendre leurs responsabilités en prouvant que la Santé des Français leur tient réellement à cœur.

 

Vous pouvez éviter la catastrophe ! Il faut agir, maintenant !

 

(* : Bon vent à Borée, que nous saluons)

 

                                                                                                    

Contact : Théo COMBES - president@snjmg.org - 06 81 00 22 90

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 18:00

L’Assemblée Générale du SNJMG qui s’est tenue à Paris le samedi 2 mars dernier a été un moment fort de la vie du syndicat des jeunes médecins généralistes.

 

Alexandre HUSSON, qui a présidé le SNJMG pendant 4 ans, a présenté aux membres le bilan moral et financier de l’année 2012, voté à l’unanimité.

 

Conformément aux statuts, le Bureau National a été renouvelé par moitié et son organigramme fonctionnel vient d'être modifié comme suit :

   

Président :
Theo Combes (médecin généraliste installé - Midi Pyrénées)

Vice présidente :

Emilie Frelat (Interne de Médecine Générale, en année de thèse - Ile de France)



Secrétaire Général :
Alexandre Husson (médecin généraliste remplaçant - Ile de France)

 

Secrétaire Général adjoint :

Yassine Bouakaz (médecin généraliste installé - Centre)

 

Trésorier :
Procope Panagoulias (médecin généraliste installé - Paris) 

 

Autres membres du bureau :

Marine Crest-Guilluy (médecin généraliste remplaçante - Ile de France) 

Hélène Cesbron (médecin généraliste remplaçante - Aquitaine)

Maurice Gueran (médecin généraliste remplaçant - Ile de France)

Marina Lanzi (Interne de Médecine Générale - Bretagne)

Patricia Martel (médecin généraliste remplaçante - Aquitaine)
Marc Bruel (médecin généraliste remplaçant - Ile de France)

David Martin (interne de Médecine Générale - Ile de France)

Anne Saint Martin (médecin généraliste installée - Midi Pyrénées) 

 

Le nouveau Bureau s’est déjà mis au travail afin de promouvoir de façon toujours plus efficace les valeurs portées depuis sa création par le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes :

 

- reconnaissance du rôle fondamental de la Médecine Générale au sein du système de Santé et au service de chaque patient, 

- valorisation de la Médecine Générale en tant que spécialité clinique, scientifique et universitaire,

- exigence d’une formation initiale et continue d’excellence en Médecine Générale, autonome (enseignants, sociétés savantes et organismes de formation issus de la discipline elle-même) et indépendante (en particulier de l’industrie pharmaceutique), 

- réforme des conditions d’exercice de la Médecine Générale avec des modes et niveaux de rémunération suffisants pour permettre aux praticiens de participer pleinement à la formation médicale continue et initiale (développement professionnel continu, maîtrise de stage, enseignement…), de trouver un équilibre entre leur vie professionnelle et personnelle (prévention du burn-out), de développer la coordination entre professionnels de santé, d’assurer des missions de santé publique (information, prévention, alerte sanitaire, pharmacovigilance…), d’accorder plus de temps à l’écoute et à la prise en charge qualitative de chaque patient…

 

 

Quant à la méthode choisie, elle repose sur deux axes principaux :

 

- confiance renouvelée en la démocratie directe et développement du syndicalisme participatif s’appuyant sur les nouvelles technologies de communication,    

- dialogue et synergie avec l’ensemble des forces qui œuvrent pour la reconnaissance, la valorisation et la qualité de la Médecine Générale.   

 

 

Contact presse : Théo Combes (05 63 58 34 71)

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 12:01
Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) prend acte de la volonté exprimée par Madame la Ministre des Affaires Sociales et de la Santé de faire la clarté sur les conflits d'intérêts en Médecine.
Mme Touraine a annoncé la parution prochaine d'un décret instaurant une  « transparence totale »  et la création d'un site Internet facilement accessible répertoriant les liens entre les professionnels de santé et les laboratoires pharmaceutiques.
Ce serait enfin une bonne nouvelle, dans la mesure où le gouvernement avait donné jusqu'à présent des signaux contraires : passivité devant l'entrisme de l'industrie pharmaceutique dans les facultés de médecine et dans les agences sanitaires, volonté de l'administration de limiter la portée des décrets à venir sur les conflits d'intérêts (cf compte rendu du Formindep des réunions de travail au ministère) et nomination au comité des sages sur la Stratégie Nationale de Santé, de deux personnalités (sur 6 !) notoirement liées à l'industrie pharmaceutique : le Pr Emmanuel Hirsch a été impliqué dans la "proximologie" soutenue par le laboratoire Norvartis et le Pr Perrotin, doyen de la faculté de Tours, a imposé à ses internes de médecine une journée de formation organisée par ce même laboratoire Novartis.
Dernier exemple relevé par le Formindep, la parution au JO le 03.03.13 des orientations nationales du DPC (formation continue des professionnels de santé) qui ne prennent aucunement en compte les conflits d'intérêts "ni au chapitre de la gestion des risques ni au chapitre de l'amélioration de la prise en charge des patients ni dans aucun chapitre".
 
Pour le SNJMG, syndicat indépendant regroupant internes, remplaçants et jeunes installés ou salariés en Médecine Générale, tout se passe pour l'instant comme si le discours de la ministre n'était qu'un écran de fumée destiné à masquer des accommodements avec l'industrie du médicament et des produits de santé
 

Contact Presse : Alexandre Husson (06.43.00.37.82) 

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 15:45

Un professeur de médecine ouvrant sa faculté à l'industrie pharmaceutique est nommé au comité des sages! 

 

Accompagné des ministres de la Santé et de la Recherche, le Premier Ministre, Jean-Marc Ayrault, a présenté, vendredi à Grenoble, les bases "d'une réforme structurelle du système de santé".

 

Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) qui s'est toujours battu pour un accès de tous à des soins de qualité ne peut qu'approuver la volonté du chef du gouvernement de remettre de l'égalité dans un système de santé consolidé.

 

Toutefois, en pleine crise autour des pilules de 3/4e génération, le Premier Ministre nomme dans "le comité des sages", chargé de conseiller le gouvernement dans cette réforme, le Pr Perrotin, un doyen de faculté de médecine qui sous traite la formation de ses internes à l'industrie pharmaceutique !

 

Alors que depuis l'affaire du Mediator, on sait à quel point la formation des médecins est sous l'influence de l'industrie pharmaceutique, est ce la volonté du gouvernement d'officialiser et de pérenniser cette situation ?

Par ailleurs, si le Premier Ministre annonce qu'au travers de cette réforme, il veut promouvoir "une médecine de proximité", le SNJMG constate que paradoxalement, dans le comité des sages, 4 des 6 membres sont issus du milieu hospitalo universitaire ; il n'y a qu'un seul médecin généraliste et aucun représentant de paramédicaux ni de patients.

 

Le SNJMG, syndicat indépendant de l'industrie pharmaceutique, se félicite que notre gouvernement projette une stratégie nationale pour notre système de santé, mais regrette qu'elle soit ainsi confié à un groupe de personnalités majoritairement éloignées de la réalité du quotidien des patients et des professionnels de la santé.

 

Le SNJMG souhaite une réaction du gouvernement avec une révision de la composition du comité des sages actuellement inadaptée et discréditée par la présence d'une personnalité compromise avec l'industrie pharmaceutique.

 

Contact Presse : Alexandre Husson (06.43.00.37.82)

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 18:55

Mme Marisol Touraine, ministre de la santé, a tenu une conférence de presse ce matin à propos des pilules de 3e génération. Sans attendre les évaluations qu'elle a demandées en 2012 à l'ANSM et à la HAS, elle a annoncé :

- la saisie par l'ANSM des instances européennes en vue de restreindre les indications des autorisations de mise sur le marché (AMM),

- la place un dispositif permettant de limiter la prescription de ces pilules, aux seules situations dans lesquelles elles sont médicalement requises, en associant tous les professionnels de santé,

- une étude rétrospective pharmaco-épidémiologique soit réalisée chargée d'évaluer le nombre de complications vasculaires chez les femmes sous contraceptif oral et l'ouverture d'un travail d'analyse en continu des comportements collectifs de prescription

 

Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) estime que si ces annonces vont dans le bon sens, elles demandent à être complétées par des mesures de plus grande ampleur. D'ailleurs, à peine la ministre avait elle fini son discours que l'Agence européenne du Médicament (EMA), dont le Formindep a décrit les liens avec l'industrie pharmaceutique, faisait savoir qu'elle ne modifiait en rien son avis sur les pilules de 3e génération.

 

Pour le SNJMG, Mme Marisol Touraine, en tant que ministre de la Santé, se doit de dénoncer les interventions médiatiques sans déclaration publique d'interet (DPI) des gynécologues qui, en tant que soit disant experts, ont pris position en faveur des pilules de 3e génération. De même, elle se doit de sanctionner le Pr Joseph Emmerich, qui invité sur France Culture en tant que responsable de l'ANSM, a menti par omission concernant sa déclaration d'interêt.

 

Surtout, le SNJMG a montré comment l'affaire des "pilules de 3e génération" relevait des mêmes mécanismes déjà dénoncés dans les précédentes affaires de médicaments (vioxx, accomplia, avandia, anti alzeihmer, mediator).

Il s'avère donc indispensable d'améliorer substentiellement la récente réforme du médicament. 

 

Aussi, le SNJMG, syndicat regroupant internes, remplaçants et jeunes installés ou salariés en Médecine Générale, renouvelle ses propositions :

  • l'indépendance de l'expertise
  • la parité spécialistes/généralistes parmi les experts 
  • la comparaison des nouveaux médicaments aux traitements de référence,
  • le financement public d'essais cliniques,
  • l'efficience de la pharmacovigilence,
  • l'indépendance de la formation des médecins
  • la suppression de la réserve totale ou partielle à des spécialistes de la prescrition de médicaments disponibles en ambulatoire (système qui permet à l'industrie pharmaceutique de cibler son marketing et qui de facto considére les médecins généralistes comme des moins capables de résister à cette pression alors que c'est bien souvent le contraire)

 

Contact presse : Alexandre HUSSON : 06 43 00 37 82

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 19:07
La ministre de la Santé va tenir ce vendredi matin une conférence de presse sur les "pilules de 3e génération". Selon des indiscrétions, elle devrait demander à l'Agence Européenne du médicament (EMA) de réexaminer l’autorisation de mise sur le marché (Amm) des 40 marques de "pilules de 3 et 4ème génération" disponibles sur le marché français.
 
En 2011, la réforme du médicament avait été présentée comme la réponse politique à l'affaire du Mediator. Malgré les critiques sur les limites du texte, le gouvernement de l'époque assurait qu'avec cette réforme, il y aurait "un avant et un après Mediator". La polémique sur les "pilules de 3e génération" montre hélas la pertinence des critiques de l'époque.
 
Car, comme précédemment avec le vioxx, l'accomplia, l'avandia, le mediator et les anti alzheimer, c'est le même scenario qui se reproduit. Grâce à ses nombreux "relais" à toutes les étapes de la vie d'un médicament, l'industrie pharmaceutique dicte son tempo : elle impose les données cliniques et les indications aux agences sanitaires, négocie le prix et le remboursement avec l'Etat, assure la promotion via des leaders d'opinions (habituellement des spécialistes, grands patrons hospitaliers et/ou stars des media) et entretient la notoriété du médicament auprès des prescripteurs et des patients.
 
En face, les alertes des agences sanitaires - quand elle existent - restent sans réponse, ou sont délibérement ignorées par les responsables politiques : Roselyne Bachelot et Xavier Bertrand ont agi en faveur du remboursement de "pilule de 3e génération". Et le système de pharmacovigilance, chargé de répertorier les effets secondaires des médicaments mis sur le marché, reste gravement défaillant (cf : Article du Monde ce jour).
 
Afin d'éviter l'enchainement perpetuel des scandales sanitaires, le SNJMG, syndicat regroupant internes, remplaçants et jeunes installés ou salariés de Médecine Générale, demande au gouvernement de compléter et d'améliorer la dernière réforme du médicament (notamment sur les conflits d'intérêt, la pharmacovigilance et le fonctionnement des agences sanitaires).
 
Dans l'immédiat, à propos des pilules de 3e génération, le SNJMG, syndicat médical indépendant de l'industrie pharmaceutique, attend du gouvernement une interdiction de leur prescription en première intention et un désaveu public assorti d'un rappel à la loi concernant les gynécologues qui sont intervenus ces derniers jours dans les medias pour défendre les "pilules de 3e génération" sans faire de déclaration publique d'intérêt comme la loi les y obligent (1).
 
   
(1) : Le décret d’application, paru en mars 2007, de l’article 26 de la loi du 4 mars 2002, met en place la transparence de l’information médicale et oblige tout professionnel de santé à déclarer ses liens d’intérêts, à l’occasion d’interventions dans les médias, dans des colloques, en tant qu’experts ou encore à l’occasion de la communication de résultats de travaux de recherche.
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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 16:11

Depuis octobre 2012, le nouveau site de l'hopital de Mercy a ouvert ses portes en périphérie de Metz. Tout a semble t il était prévu sauf... les locaux pour un nouvel internat !

 

Les internes de medecine et de pharmacie qui se sont pas domiciliés sur Metz sont donc logés à l'ancien internat de l'hôpital désaffecté Bonsecours. En sus de locaux vétustes et mal isolés, les internes doivent composer avec un electroménager défectueux et avec une restauration sous évaluée (10 plateaux repas pour 40 personnes).

 

En l'absence de véritable réponse de la direction de l'hôpital, les internes de Metz ont lancé une pétition pour demander la création d'un internat sur le nouveau site de l'hôpital et pour obtenir des améliorations immédiates de leurs conditions d'hébergement et de restauration dans l'actuel internat.

 

Bien naturellement, le SNJMG se déclare solidaire du mouvement des internes de Metz et soutient leurs revendications.

 

Le SNJMG rappelle que d'autres internats ont été malmenés dans des réaménagements hospitaliers (ex : CHU de Nimes-Montpellier, Centre Hospitalier intercommunal du Val d'Ariège).

 

Le SNJMG rappelle également que les grèves d'internes d'octobre et novembre 2012 étaient motivées par les conditions de travail déplorables des internes. Le préavis ayant été, non pas levé, mais suspendu en attendant les résultats de la négociation avec le ministère de la Santé, le SNJMG invite les internes de Metz à utiliser le moyen de la grève, si leurs revendications n'étaient pas entendues par la direction de l'hôpital.

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 18:36

Depuis quelques semaines, la question de la dangerosité des "pilules de 3e génération" fait débat dans la presse grand public.
 
Les contraceptifs oraux (pilules) contenant des hormones progestatives dites de 3e génération tels que le désogestrel ou le gestodène exposent à un risque thromboembolique veineux environ deux fois plus élevé que les pilules à base de lévonorgestrel ("pilules de 2e génération"). Ce risque plus élevé des "pilules de 3e génération" (essentiellement pendant les 2 premières années de contraception) est connu et publié par les revues scientifiques depuis le milieu des années 1990. En France, la revue Prescrire alertait déjà les médecins français sur le sujet en 1996 et elle est revenue dessus dans un article paru en 2010.
 
En septembre 2012, le Ministère de la Santé a enfin décidé de réagir à l'avis de la Commission de Transparence de la Haute Autorité de Santé (HAS) qui avait baissé de "important" à "insuffisant" la cotation du SMR (service médical rendu) de ces pilules (sa premiere mise en garde était restée lettre morte en 2007). Mais le ministère s'est contenté d'une action minimale : le déremboursement des "pilules de 3e génération" à compter du... 30 septembre 2013.
 
Et c'est mi décembre 2012 que la presse grand public s'empare de l'affaire avec le premier dépot de plainte d'une patiente, suite à un AVC  sous "pilule de 3e génération".
 
Pendant ce temps, l'ANSM (Agence Nationale de Sécurité des Médicaments) s'est contentée de publier un rappel de bibliographie le 21 décembre 2012 et il faut le lancement d'une procédure interne par le député Gérard Bapt pour qu'elle soit contrainte, en ce début janvier 2013, à intervenir en émettant l'idée de... réserver la prescription de ces pilules aux seuls gynecologues ! Or les taux de prescription des médecins révèlent que ces pilules sont préférentiellement prescrites par les gynécologues, les médecins généralistes en restant majoritairement à des prescriptions plus raisonnables et mieux validées.

 

Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG), syndicat regroupant internes, remplaçants et jeunes installés ou salariés en Médecine Générale, est stupéfait d'une telle proposition.

Au vu des "données actuelles de la science", la moindre des choses serait d'interdire, quelque soit le prescripteur, la prescription de ces pilules en premiere intention (puisque le sur risque concerne essentiellement les deux premières années). Mais des mesures plus radicales (ex : propositions du Formindep) peuvent aussi s'envisager.
 
L'ANSM manque à son devoir de protéger la population : Instituer une discrimination infondée entre médecins (généralistes, d'une part, et gynécologues-obstétriciens, d'autre part) ne résoudrait rien au problème. Au contraire, la remise en cause du rôle fondamental des médecins généralistes auprès des femmes dans les domaines de la contraception et de la gynécologie est dangereuse pour la santé de la population, puisqu'elle entrave l'égalité d'accès à la contraception des femmes françaises.  
 
Il importerait plutôt que l'ANSM s'attache à protéger les patients et les médecins de l'influence de ces leaders d'opinion "censés savoir" qui se révèlent, consciemment ou non, au service d'autres intérêts que ceux des patients, et qui sont les vrais responsables des dérives observées."

 
L'ANSM a été créé, en remplacement de l'AFSSAPS suite à l'affaire du Mediator. Avec cette affaire des pilules de 3e génération, l'ANSM avait une premiere grande occasion de justifier sa "valeur ajoutée" vis à vis de sa devancière.
Cette occasion est déjà en grande partie gachée. Le SNJMG, syndicat médical indépendant de l'industrie pharmaceutique (et qui était déjà intervenu dans l'affaire du Mediator), est le premier à le regretter.

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