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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 14:15

Le SNJMG, syndicat représentatif des internes de médecine générale (IMG) sur Paris-IdF, organise une réunion d'accueil des nouveaux IMG de la promotion 2013, le 09/10/2013 dans les locaux de La Médicale de France au 3 rue Saint Vincent de Paul 75010 PARIS.

Au menu :
- Accueil par le bureau de Paris du SNJMG,
- Présentation du SNJMG,
- Actualités concernant la Médecine Générale et l’indépendance de la formation médicale,
- Informations concernant l'internat de Médecine Générale,
- Présentation de l'internat à Paris : choix de stages, stage hors subdivision, grossesse...
- Pot amical de clôture.

NB : une maitre de stage universitaire (MSU), membre du Formindep, interviendra pour présenter l'enseignement de la Médecine Générale à Paris et l'importance d'une formation médicale indépendante.

Dès à présent, vous pouvez trouver sur la nouvelle plateforme Internet du SNJMG le bulletin d'adhésion au syndicat (24 euro par an) et le récapitulatif des avantages offerts aux membres du syndicat (dont une RCP gratuite pour les IMG). Notre secrétaire sera présente lors de la réunion pour enregistrer votre adhésion et vous remettre des cadeaux de bienvenue.

Bienvenue à Paris et en Médecine Générale !

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 10:40

Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) était présent le lundi 23 septembre 2013 au ministère de la Santé pour assister à la présentation de la Stratégie Nationale de Santé (SNS).

Quelques jours plus tôt, lors de la conférence de presse du Front Généraliste(1), le SNJMG avait tenu à rappeler ses revendications : un médecin généraliste clairement identifié comme coordonnateur du parcours de soins, facilement accessible, et bien sûr doté de l’autorité et des moyens nécessaires pour exercer cette mission.

Ces idées ont manifestement fait leur chemin, puisque le SNJMG a eu la satisfaction d'en retrouver les grands principes lundi dernier dans le discours de Madame TOURAINE, ministre de la Santé ! (2)

Nourri des expériences passées, le SNJMG reste toutefois d'une extrême vigilance pour que, dans la mise oeuvre concrète de ces grandes promesses, elles ne soient ni trahies ni dénaturées.

Malheureusement, l’examen approfondi de la feuille de route (3) soulève d’ores et déjà un certain nombre de critiques et d’interrogations, dont voici quelques exemples :

Du côté des patients, le SNJMG se réjouit de la création d'actions de groupe dans le domaine de la Santé. On peut quand même déplorer que cette décision ait été dissociée et retardée par rapport au texte de loi général de M. Benoît HAMON et remarquer que le gouvernement traîne encore les pieds en ce qui concerne l’environnement.

Le SNJMG, qui milite activement pour une simplification de l’accès aux soins de premier recours, voit dans l'annonce de la généralisation du tiers-payant (dispense d'avance de frais) une harmonisation avec les pays comparables à la France (4). Toutefois, le SNJMG s'étonne de la légèreté avec laquelle la feuille de route évoque les problèmes techniques inhérents à la mise en place de cette mesure… Le SNJMG qui milite pour une libération du temps médical n'acceptera aucune surcharge de travail lié à ce tiers-payant. De plus, le SNJMG est déçu de voir qu'à ce propos, le gouvernement esquive la question des pénalités financières actuellement imposées aux patients. Le SNJMG rappelle donc son opposition aux franchises médicales, ainsi qu'à la pénalisation financière des patients consultant un médecin généraliste, quel qu'il soit...

Concernant la "révolution du premier recours", le SNJMG craint que le gouvernement n’ait pas pris la mesure de la crise actuellement traversée par la Médecine Générale. Le texte de la feuille de route annonce en effet que "le principal enjeu consiste à augmenter le nombre de médecins généralistes en activité"... s’en tenant ainsi à une logique arithmétique qui additionne poussivement le nombre de Maisons de santé pluridisciplinaires (MSP) et de Praticien Territorial de médecine Générale (PTMG), dernier dispositif dont le SNJMG a déjà démontré l’indigence dans un précédent communiqué de presse et qui suscite les critiques de la blogosphère médicale (5). Qu'est-il proposé de concret pour améliorer les conditions d'exercice des médecins généralistes ? Les bons choix sont-ils en vue concernant le travail en équipe ? Va-t-on saisir les enjeux de la différence entre un transfert sauvage de compétences qui aboutit à "balkaniser" le premier recours et une délégation de tâches concertée avec les différents professionnels, coordonnée par le médecin généraliste ?

Toutes ces questions, qui restent posées après l’annonce de la SNS, seront examinées par l’Assemblée Générale du SNJMG, qui se tiendra samedi 14 décembre 2013 aux salons de la Gare de l’Est, ceci afin de proposer des pistes concrètes et originales au service de l’intérêt commun des patients et des soignants.

Fidèle à sa vocation, le SNJMG s’engage auprès des jeunes médecins généralistes à rester plus que jamais vigilant quant à la mise en oeuvre des promesses d’espoir qui nous sont faites.

(NB : le SNJMG a créé un fil d'info Internet dédié à ce sujet)

Auteurs : Conseil National et Bureau du SNJMG

Contacts Presse :

- Dr Théo COMBES, Président - 05 63 58 34 71 - president@snjmg.org

- Dr Marine CREST-GUILLUY, Porte-Parole - info@snjmg.org

(1) http://www.snjmg.org/doc_pdf/conf_presse_front_generaliste_sept_2013.pdf

(2) http://www.social-sante.gouv.fr/actualite-presse,42/discours,2333/presentation-de-la-strategie,16253.html

(3) http://www.social-sante.gouv.fr/actualite-presse,42/breves,2325/lancement-de-la-strategie,16246.html

(4) Au sein des vingt-huit pays membres de l’UE, seuls quatre exigent des patients qu’ils avancent le paiement d’une consultation chez le médecin généraliste.

(5) http://drselmer.tumblr.com/post/61728897545/cest-la-premiere-fois-que-je-me-sers-de-cet

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 18:05

Lors de la présentation officielle de la Stratégie Nationale de Santé du gouvernement,

Marisol TOURAINE a manifesté sa confiance envers la spécialité de Médecine Générale.

Le médecin généraliste traitant est en effet placé au coeur des politiques de santé et

d’organisation des soins.

Le Front Généraliste se félicite que ses propositions aient été reprises par les Ministres,

constituant en cela une évolution constructive grâce au développement en France des soins de santé primaires, à l’instar de ce que font tous les pays développés dans le monde.

Cette nouvelle impulsion et les mesures concrètes à prendre doivent maintenant être déclinées dans le champ de la formation initiale, de la formation continue, de l'organisation

structurelle et financière du système.

Le Front des Généralistes qui ne se contentera pas des annonces, y veillera.

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 10:10

Depuis plusieurs mois, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes signale au Gouvernement qu'il fait fausse route, autant sur la forme (carences de la démocratie sanitaire, conflits d'intérêts...) que sur le fond (les différentes mesurettes mises en oeuvre ne résolvent en rien la crise grave du système de Santé et de protection sociale).

Aujourd'hui, nous constatons avec plaisir qu'un diagnostic commun est en train d'émerger parmi ceux qui réfléchissent à cette crise : ce système désorganisé a besoin d’urgence d'un vrai coordonnateur.

Le médecin généraliste est par nature ce coordonnateur : consulté pour les multiples motifs transdisciplinaires du premier recours, il supervise les interventions des professionnels paramédicaux de proximité, et, si nécessaire, oriente utilement les patients vers les autres spécialités médicales et l’hôpital, en leur construisant ainsi un véritable parcours de soin personnalisé.

Encore faut-il que le Gouvernement ne s'en tienne pas aux belles paroles et que le spécialiste en Médecine Générale dispose enfin des moyens et de l'autorité nécessaires pour exercer cette mission.

Dans l’intérêt des patients et de la Santé publique, il est essentiel que cette porte d’entrée du système de Santé soit d’un accès le plus facile possible et soit clairement IDENTIFIEE.

Auteurs : Conseil National et Bureau du SNJMG

Contact Presse : Docteur Théo COMBES

president@snjmg.org

01 47 98 55 94

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20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 15:10

Nous connaissons tous ces jouets bas de gamme, produits à coût dérisoire, qui visent à orienter la consommation des jeunes générations. Voici le dernier né de la série, LE gadget de l’été made in Ministère de la Santé : les contrats de praticiens territoriaux en Médecine Générale...

En ce 15 août, la parution au JO des arrêtés précisant la mise en oeuvre de cette mesure, annoncée en décembre dernier par Mme Marisol Touraine, confirme toutes les appréhensions initiales du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG).

Le principe serait de faire venir 200 jeunes médecins dans certains territoires souffrant de désertification médicale en leur assurant “un revenu brut mensuel [...] de 6900 €”. Bien sûr, ce montant important frappe l’imagination du public... et en cas d’échec, on va s’empresser de nous dire qu’il faut passer à des mesures plus coercitives... Or s’il est bien conçu pour communiquer dans les médias et amadouer les élus locaux, le dispositif est en fait un miroir aux alouettes.

En effet, plusieurs mécanismes interviennent de telle sorte que l’engagement public reste objectivement a minima :

● Un quota de recettes à produire par le médecin (3795 € minimum par mois), ce qui correspond à une moyenne de 8 actes par jour. Notre expérience de remplaçants et des jeunes installés montre que ce seuil peut se révéler difficile à atteindre. Finalement ce dispositif exclura précisément ceux qui en auraient le plus besoin ! Ou alors inciterait on ces jeunes docteurs à faire du porte à porte ?

● Une rémunération complémentaire exprimée en honoraires bruts. Or on sait bien que les charges d’un médecin représentent en moyenne 50 % des recettes brutes. Nous pouvons donc ramener le revenu minimal garanti, net avant impôts, à environ 3450 € (le site du Ministère des Affaires Sociales et de la Santé avance le chiffre de “3460 €”).

● Une durée maximale de 2 ans. Ce qui correspond précisément au décalage dans le paiement des charges ! Sur les recettes brutes, qu’elles soient produites par lui même ou complétées par l’ARS, le jeune médecin devra bien entendu payer des charges sociales (allocations familiales, CSGCRDS, cotisation retraite...). Or la plupart des organismes préleveurs (URSSAF, CARMF...) opèrent leurs régularisations, parfois massives, en année n+2. Avec la disparition du complément de recettes et l’envolée des charges, la houle risque d’être forte pour le jeune praticien et son cabinet...

Notons que si en décembre dernier Madame Tourraine affirmait que 55.000 € annuels nets lui semblaient la rémunération “normale” pour un jeune docteur en médecine, neuf mois plus tard le calcul n’aboutit plus qu’à 41.400 €, en supposant bien sûr que le praticien territorial travaille douze mois de l’année, sans prendre de vacances !

On nous objectera peut être que l’intérêt résiduel de ce contrat serait une protection sociale un peu moins mauvaise que celles des autres médecins non salariés...

Franchement, n’est ce pas un minimum ? Surtout quand on met ça en balance avec la prise de risque de ces jeunes au service de la collectivité. Quoi qu’il en soit, quelle catégorie de travailleurs trouverait mirifique une prise en charge des arrêts de travail à partir du 7ième jour seulement ? Peut être les médecins, habitués à leurs 90 jours de carence ! Quant à la couverture des accidents du travail, on attendra encore. Ce sont ces conditions de travail insécurisantes qui doivent être modifiées prioritairement si on ne veut plus voir les jeunes médecins fuir l'installation et les plus anciens cesser prématurément leur activité.

Le praticien territorial serat il l’arbre qui cache la forêt du démembrement de la médecine de proximité ? Ou bien le gouvernement va t il enfin opérer la révolution copernicienne indispensable pour remettre notre système de Santé sur ses pieds ? Le SNJMG souhaite de réelles mesures et fera entendre ses propositions à l’automne.

Auteurs : Conseil National et Bureau du SNJMG

Contact Presse : Docteur Théo COMBES,

president@snjmg.org

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 10:41

Suite à la publication de l'atlas de la démographie médicale du Conseil de l'Ordre (1) et d'une étude sur les jeunes médecins d'Ile de France (2) où les jeunes médecins généralistes étaient sous représentés, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) rappelle les aspirations de la jeune génération de sa discipline.

En 2011, la thèse de Valériane Komly et Antoine Le Tourneur effectuée auprès de 4050 internes de médecine générale a montré que près de la moitié d'entre eux étaient en situation ou sous la menace de burn-out. Cette thèse a aussi révélé que 16,5 % des internes en médecine générale pensaient souvent à une réorientation et que 37 % admettaient que si c'était à refaire, ils ne repasseraient pas leur première année de médecine. L'Internat de Médecine Générale constitue donc une épreuve dont le traumatisme explique, au moins pour partie, le manque d'empressement des jeunes médecins à s'installer ; d'autant plus que l'exercice "libéral" actuel agit trop souvent comme un repoussoir pour des personnes plus ou moins avancées dans une vie familiale (3)...

En 2012, la thèse d'Alexandre Husson, alors président du SNJMG, effectuée auprès de 1 610 médecins généralistes remplaçants de moins de 40 ans, a montré que près de 80% étaient en couple (et plus de 42% avaient au moins un enfant) et que près de la moitié de ces jeunes médecins envisageait pour les 5 ans à venir, l'installation en exercice "libéral" exclusif, un quart l’exercice mixte, et pour le dernier quart l’installation était alors exclue. C’est essentiellement la charge du travail contraint associée à l’exercice libéra qui était évoquée pour motiver la non installation. Interrogés sur le temps de travail acceptable, ils étaient globalement partagés entre 39 (37,7%) et 45 heures (48,9%) hebdomadaires en moyenne.

C'est pleinement conscient de ces réalités que le SNJMG construit depuis toujours ses propositions pour la formation initiale et l'exercice professionnel des médecins généralistes.

Si certaines de ses revendications ont trouvé une traduction concrète (retour de l'internat de médecine générale et création de stages ambulatoires, repos de sécurité hospitalier, modernisation de la permanence des soins ambulatoires, couverture maternité des installées et des remplaçantes, diversification des modes de rémunération des médecins conventionnés, soutien de l'exercice en groupe...), il reste encore beaucoup de réformes à faire, concernant notamment :

- les conditions d'exercice des internes (que ce soit en stages ou à l'université)

- la création de postes salariés de la fonction publique en médecine ambulatoire

- les modalités d'installation en "libéral" et notamment dans les zones en difficultés démographiques de santé

- la convention médicale (couverture sociale, rémunération…)

Le SNJMG a ainsi rappelé ses revendications lors de l'élection présidentielle de 2012 (4) et à l'occasion de la présentation du pacte santé territoires de Mme Marisol Touraine (5) et il continuera à agir pour les faire appliquer.

Auteurs : Conseil National et Bureau du SNJMG

Contact Presse : Docteur Théo COMBES, Président du SNJMG

president@snjmg.org - 05 63 58 34 71

(1) : Atlas de la démographie médicale au 01.01.13 (CNOM)

(2) : Etude du SIHP réalisée par la Sofres sur Internet entre le 10 avril et le 5 mai, en partenariat avec l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), l'Agence régionale de santé d'Ile-de-France, Générale de santé et l'Union régionale des professionnels de santé d'Ile-de-France

(3) : Billet "le marteau et l'enclume" du 22.06.13 sur le blog de Armance, jeune installée en Médecine Générale

(4) : Election présidentielle 2012 : Le syndicat des jeunes médecins généralistes interpelle les candidats du second tour

(5) : Démographie médicale : les 10 principales mesures défendues par le SNJMG

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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 09:23

Après les révélations de Médiapart sur une possible corruption concernant Mr Jerome Cahuzac lors de son passage au ministère de la Santé (1), le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) approuve la condamnation par Mme Marisol Touraine des "invitations" de parlementaires et de hauts fonctionnaires par des industriels du tabac (2). Toutefois, le SNJMG s'interroge sur la valeur de cette condamnation à l'aune de récentes décisons gouvernementales.

Le 9 avril 2013, le SNJMG avait alerté le Premier Ministre par voie de presse au sujet de l'étonnant pilotage de la Stratégie Nationale de Santé par un petit groupe de personnalités sans grande diversité sociologique (issues pour la plupart du milieu hospitalo universitaire) ni légitimité démocratique(aucun représentant de patients par exemple). De plus, le SNJMG avait signalé les liens d'intérêt de certains "sages" avec l'industrie pharmaceutique. Mais, ces révélations n'ont ému ni le gouvernement ni les "sages".

Ainsi, le Pr Emmanuel Hirsch a répondu au SNJMG en déniant tout impact concernant ses liens avec différents laboratoires ; que se soit Novartis (dans le dossier de la "proximologie") ou GSK (à l'occasion d'un forum sur la santé auquel il participait aux cotés de la future ministre, Marisol Touraine). Quant au Pr Perrotin, doyen de la faculté de Tours, "bien" connu pour s'être affronté aux militants de l'indépendance médicale et pour avoir imposé à ses internes de médecine une formation organisée par Novartis (3), la ministre de la Santé s'est déplacée en personne le 17 mai 2013 pour lui remettre la Légion d'Honneur (4) !

Dernier exemple en date, la question de la cigarette "electronique". Alors que l'agence sanitaire britannique MHRA vient officiellement de la considérer comme un moyen thérapeutique contre le tabagisme (5), Mme Marisol Touraine a repris à son compte les propositions "d'encadrement assez strict" émises par un groupe d'experts missionnés sur le sujet. Or tous les experts qui ont soutenu ces propositions présentent des liens d'interet (6) avec l'industrie pharmaceutique (notamment les laboratoires commercialisant des produits pour le sevrage tabagique) ; le seul expert ayant refusé d'y souscrire (7), Pr Jean François Etter, présente, lui, des liens avec des fabriquants d'e-cigarettes ! Mieux (ou pire ?) : le responsable du groupe d'expert, le Pr Dautzenberg, nommé personnellement par la ministre de la Santé, s'est illustré de mauvaise manière sur les ondes de France Inter. Invité le 7 Mars 2013 à débattre sur le sujet, le Pr Dautzenberg s'est emporté contre le journaliste Eric Valmir qui a osé lui demander de déclarer ses liens d’intérêts (8). Il en a profité pour dire tout le mal qu'il pensait des réglementations sur la transparence des liens d'intérêt. Il faut dire que le Pr Dautzenberg a toujours été rétif à déclarer ses liens (9) et en particulier sa proximité avec le laboratoire Pfizer qui avait placé des pages de publicité dans un magazine publié par une société créée par ce même professeur (10)...

Amiante, chlordecone, vioxx, mediator, diesel... les affaires de santé publique se succèdent alors que persiste la connivence des pouvoirs publics avec les divers lobbies industriels.

Auteurs : Conseil National et Bureau du SNJMG

Contact Presse : Docteur Théo COMBES, Président du SNJMG

president@snjmg.org - 05 63 58 34 71

(1) : http://www.mediapart.fr/journal/france/130613/affaire-cahuzac-la-piste-de-la-corruption

(2) : http://www.lemonde.fr/sante/article/2013/06/04/marisol-touraine-condamne-les-invitations-des-industriels-du-tabac_3423663_1651302.html

(3) : http://blog-snjmg.over-blog.com/article-la-faculte-de-medecine-de-tours-confie-ses-internes-au-laboratoire-novartis-103588724.html

(4) : http://www.lanouvellerepublique.fr/Toute-zone/Actualite/Sante/n/Contenus/Articles/2013/05/20/Dominique-Perrotin-recoit-la-Legion-d-honneur-1471940

(5) : www.­slate.­fr/­life/­73969/­cigarette-­electronique-­britannique-­medicament

(6) : http://www.ofta-asso.fr/docatel/Rapport_e-cigarette_VF_1.pdf

(7) : http://www.newsring.fr/societe/3555-pour-ou-contre-la-cigarette-electronique/55925-cigarette-electronique-la-menace-vient-des-experts-de-sante-publique-et-du-ministere-de-la-sante

(8) : http://www.unairneuf.org/2013/03/declaration-liens-interet-dautzenberg-oft-ansm-pfizer-ecig-cigarette.html

(9) : http://www.unairneuf.org/2012/02/dautzenberg-lien-conflit-interets-tabacologie-industrie-pharmaceutique-big-pharma.html

(10) : http://www.unairneuf.org/2011/06/dautzenberg-lcp-tabac.html

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 13:27

Le 22 mai 2013, soit 18 mois après l'adoption par le Parlement de la Loi de réforme du médicament (1), le gouvernement a enfin publié le décret d'application (2) sur la transparence des avantages accordés par les laboratoires pharmaceutiques (et cosmétiques) ainsi que la charte sur l'expertise sanitaire (3).

La charte sur l'expertise sanitaire établit le principe d'indépendance comme règle de fonctionnement.

Le décret impose la publication dès octobre 2013 (et de façon rétroactive sur 2013 et 2012) des avantages "en nature ou en espèces" reçus par les professionnels de santé et étudiants, ainsi que par les associations les représentant, les associations d'usagers du système de santé, les établissements de santé, les fondations, les sociétés savantes, les entreprises éditrices de presse, les éditeurs de logiciels d'aide à la prescription et à la délivrance ainsi que les personnes morales assurant la formation des professionnels de santé. Ces informations seront à terme accessibles sur un site Internet public unique.

Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG), comme les autres organisations militant pour l'indépendance médicale, réclamait depuis longtemps un "Sunshine Act" à la française (en référence à la loi étatsunienne correspondante) et nous aurions dû logiquement féliciter le gouvernement pour la publication de ces textes.

Malheureusement, tout comme un certain nombre d'observateurs avisés, nous relevons des carences préoccupantes dans ces textes :

- la charte sur l'expertise reconnait (et justifie) des exceptions à la règle d'indépendance ;

- pour les avantages reçus, les avantages d'une valeur inférieure à 10 euros ne sont pas concernés par le décret, alors que le rôle des "petits cadeaux" a été clairement établi (4) ;

- rien n'est prévu concernant les informations des années antérieures à 2012 ;

- aucune date n'est arrêtée pour la mise en ligne du fameux site internet public (en attendant, les informations seront publiées sur les sites des entreprises du médicament et des ordres professionnels) ;

- aucune de ces informations ne sera indexable par les moteurs de recherche (un comble pour une mesure de transparence !) ;

- ces informations ne seront consultables que sur une durée de 5 ans et archivées que sur 5 années de plus (à titre d'exemple, le Médiator a été retiré du marché après avoir été disponible en pharmacies pendant 30 ans...) ;

- pour les conventions passées entre industriels et acteurs de santé, le site n'informera que de l'existence des conventions "sans contrepartie" (et guère plus !)

- les conventions "avec contrepartie" resteront confidentielles et n'apparaitront pas sur le site.

Bref, avec un tel dispositif, les arrangements les plus sophistiqués et les plus rémunérateurs avec l'industrie pharmaceutique (et cosmétique) ont encore de beaux jours devant eux !

Ainsi, comme le remarquent le Conseil National de l'Ordre des Médecins (5) et le collectif "Europe et Médicament" (6), ces textes ne permettront pas au public "de connaître les montants des contrats passés entre les firmes et les acteurs de la santé, ni même l'existence de tous les contrats".

Et, comme le signale le Syndicat de la Médecine générale (SMG), le montage "d’associations écran" risque d’être une façon de contourner la loi en dissimulant les personnes physiques réellement bénéficiaires (7).

Le caractère timoré de ces textes pourrait surprendre de la part d'un gouvernement affichant une volonté de lutter contre tout conflit d'intérêt. En fait, il est en totale cohérence avec les actes de ce gouvernement qui n'a toujours pas remis en question l'influence de l'industrie pharmaceutique dans le système de santé.

Tout le problème est là : Quand ce gouvernement finira-t-il par comprendre qu'il accepte l'influence d'un lobbying particulièrement pernicieux en accordant sa confiance à des personnalités dont la notoriété peut servir de cheval de Troie à des intérêts contraires à la Santé publique ?

Le SNJMG appelle donc le gouvernement à changer de cap et à amorcer un vrai débat démocratique avec les organisations indépendantes de patients et de soignants de terrain.

La question reste donc en suspens : les lumières du "Sunshine Act" amèneront-elles nos politiques à questionner leurs relations avec le monde de la Santé et à élargir leur vision de l'avenir au bénéfice de nos concitoyens ?

Auteurs : Conseil National et Bureau du SNJMG

Contact Presse : Docteur Théo COMBES, Président du SNJMG

president@snjmg.org - 05 63 58 34 71

1- Loi n° 2011-2012 du 29 décembre 2011 relative au renforcement de la sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé

2- Décret n° 2013-414 du 21 mai 2013 relatif à la transparence des avantages accordés par les entreprises produisant ou commercialisant des produits à finalité sanitaire et cosmétique destinés à l'homme

3- Décret n° 2013-413 du 21 mai 2013 portant approbation de la charte de l'expertise sanitaire prévue à l'article L. 1452-2 du code de la santé publique

4- Collectif Europe et Médicament " Cadeaux des firmes aux soignants : la transparence ne se marchande pas" (août 2012)

5- Décret sur la publication des liens d’intérêt et la transparence : nous sommes très loin du compte(CNOM)

6- Décret sur la transparence en santé : opacité inacceptable sur les contrats des soignants avec les firmes (Europe et médicament)

7- Décret « sunshine » : une fausse transparence (SMG)

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 17:01

Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) a pris connaissance du billet du Dr Borée, ce jeune médecin  généraliste de campagne, blogueur et auteur du livre « Loin des villes, proche des gens », qui annonce sa prochaine désinstallation (billet publié ce lundi sur son blog et repris par Rue89).

 

Le SNJMG est attristé par la nouvelle, mais pas tout à fait surpris…

 

Au cœur de notre réflexion sur la Médecine Générale se retrouvent en effet les écueils évoqués par le Dr Borée :

- insuffisances de l’aménagement du territoire dans certaines zones géographiques (Internet haut débit, couverture téléphonique, services publics de proximité…) rendant difficile un exercice professionnel moderne et de qualité,

- absence de prise en compte de la situation professionnelle et sociale du conjoint du médecin,

- modes et niveaux de rémunération inadaptés à des prises en charge de plus en plus complexes et demandeuses de temps en Médecine Générale, à partir du moment où l’on choisit de se consacrer aux populations qui en ont le plus besoin (enfants, personnes âgées, défavorisées, ayant besoin d’aide psychologique…),

- pénalisation des revenus des médecins qui veulent pratiquer cette Médecine Générale de qualité et qui refusent de tomber dans le cercle vicieux qui consisterait à tenter de compenser cette sous-cotation par une course à l’acte sans grande valeur médicale ajoutée et sans grand intérêt intellectuel, en multipliant les journées à rallonge, en sacrifiant les temps de ressourcement personnel et de formation professionnelle, en renonçant à des investissements utiles à une pratique de qualité, toutes choses qui mènent finalement au burn-out…

 

On ajoutera volontiers, entre autres :

- d’importantes contraintes administratives et de gestion qui justifieraient d’une assistance par des professionnels dédiés, rémunérés grâce des forfaits de fonctionnement ad hoc,

- un régime de protection sociale aux déficiences incompréhensibles pour des praticiens conventionnés avec l’Assurance Maladie ! (pas d’IJ avant 90 jours en maladie, pas de couverture des soins liés à un Accident du Travail…),

- un régime de retraite aux fragilités inquiétantes,

- le déni symbolique et financier de la qualité universitaire et professionnelle de la spécialité Médecine Générale au sein d’un système conventionnel qui discrimine de façon injustifiable entre médecins (le SNJMG demande la suppression du secteur 2 et son remplacement par un secteur unique revalorisé),

- sans oublier le florilège des « fausses bonnes idées » coercitives, censées résoudre la crise démographique et qui achèvent de faire fuir les plus motivés !

 

Depuis des années, le Syndicat National des Jeunes Généralistes (SNJMG) alerte les pouvoirs publics sur cette crise grave de la Médecine Générale et avance des propositions, notamment en publiant l'hiver dernier ses 10 principales mesures face aux défis de la démographie médicale.

 

A travers la médiatisation de ce cas personnel qui nous touche*, nous souhaitons que les responsables publics prennent enfin la mesure exacte de la crise de la Médecine Générale. Il ne suffira pas de quelques gadgets pour sauver la médecine de proximité, c’est tout le modèle économique et professionnel de la Médecine Générale qu’il faut repenser d’urgence.

 

Cette métamorphose devenue indispensable nécessite bien sûr une redistribution de moyens : c’est au Président de la République, au Premier Ministre et à Madame la Ministre des Affaires Sociales et de la Santé de prendre leurs responsabilités en prouvant que la Santé des Français leur tient réellement à cœur.

 

Vous pouvez éviter la catastrophe ! Il faut agir, maintenant !

 

(* : Bon vent à Borée, que nous saluons)

 

                                                                                                    

Contact : Théo COMBES - president@snjmg.org - 06 81 00 22 90

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 18:00

L’Assemblée Générale du SNJMG qui s’est tenue à Paris le samedi 2 mars dernier a été un moment fort de la vie du syndicat des jeunes médecins généralistes.

 

Alexandre HUSSON, qui a présidé le SNJMG pendant 4 ans, a présenté aux membres le bilan moral et financier de l’année 2012, voté à l’unanimité.

 

Conformément aux statuts, le Bureau National a été renouvelé par moitié et son organigramme fonctionnel vient d'être modifié comme suit :

   

Président :
Theo Combes (médecin généraliste installé - Midi Pyrénées)

Vice présidente :

Emilie Frelat (Interne de Médecine Générale, en année de thèse - Ile de France)



Secrétaire Général :
Alexandre Husson (médecin généraliste remplaçant - Ile de France)

 

Secrétaire Général adjoint :

Yassine Bouakaz (médecin généraliste installé - Centre)

 

Trésorier :
Procope Panagoulias (médecin généraliste installé - Paris) 

 

Autres membres du bureau :

Marine Crest-Guilluy (médecin généraliste remplaçante - Ile de France) 

Hélène Cesbron (médecin généraliste remplaçante - Aquitaine)

Maurice Gueran (médecin généraliste remplaçant - Ile de France)

Marina Lanzi (Interne de Médecine Générale - Bretagne)

Patricia Martel (médecin généraliste remplaçante - Aquitaine)
Marc Bruel (médecin généraliste remplaçant - Ile de France)

David Martin (interne de Médecine Générale - Ile de France)

Anne Saint Martin (médecin généraliste installée - Midi Pyrénées) 

 

Le nouveau Bureau s’est déjà mis au travail afin de promouvoir de façon toujours plus efficace les valeurs portées depuis sa création par le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes :

 

- reconnaissance du rôle fondamental de la Médecine Générale au sein du système de Santé et au service de chaque patient, 

- valorisation de la Médecine Générale en tant que spécialité clinique, scientifique et universitaire,

- exigence d’une formation initiale et continue d’excellence en Médecine Générale, autonome (enseignants, sociétés savantes et organismes de formation issus de la discipline elle-même) et indépendante (en particulier de l’industrie pharmaceutique), 

- réforme des conditions d’exercice de la Médecine Générale avec des modes et niveaux de rémunération suffisants pour permettre aux praticiens de participer pleinement à la formation médicale continue et initiale (développement professionnel continu, maîtrise de stage, enseignement…), de trouver un équilibre entre leur vie professionnelle et personnelle (prévention du burn-out), de développer la coordination entre professionnels de santé, d’assurer des missions de santé publique (information, prévention, alerte sanitaire, pharmacovigilance…), d’accorder plus de temps à l’écoute et à la prise en charge qualitative de chaque patient…

 

 

Quant à la méthode choisie, elle repose sur deux axes principaux :

 

- confiance renouvelée en la démocratie directe et développement du syndicalisme participatif s’appuyant sur les nouvelles technologies de communication,    

- dialogue et synergie avec l’ensemble des forces qui œuvrent pour la reconnaissance, la valorisation et la qualité de la Médecine Générale.   

 

 

Contact presse : Théo Combes (05 63 58 34 71)

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