Communiqués de Presse

Lundi 5 octobre 2009
Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG), syndicat d'étudiants, de remplaçants et de jeunes praticiens en Médecine Générale, se bat depuis sa création en 1991 pour l'instauration d'un véritable Internat de Médecine Générale. C'est ce pari qui se trouve aujourd'hui conforté.

En effet, du 17 au 30 septembre 2009, les étudiants en médecine ont exprimé leur choix d'internat suite aux épreuves classantes (ECN) 2009 et le SNJMG se réjouit que le frémissement pour la Médecine Générale clairement enregistré lors de la session 2008 des ECN se prolonge en 2009. Le taux cumulé de postes d'internes de Médecine Générale non pris par les étudiants diminue régulièrement depuis 2004 (première session des ECN). De 40% les premières années, il se rapproche cette année de 25 %...

Mais, ce chiffre nous rappelle aussi que la Médecine Générale est l'une des 3 spécialités (avec la médecine du travail et la santé publique) pour lesquelles il reste chaque année des postes vacants (612 cette année) alors que les postes des autres spécialités sont systématiquement pourvus à 100%.

Ceci s'explique par le fait que le troisième cycle de médecine générale est encore loin d'être à l'égal des autres spécialités, que la médecine générale est encore peu connue des étudiants, et que les conditions actuelles d'exercice détournent les étudiants de cette spécialité, dont la population a tant besoin.

Le SNJMG continue donc de faire pression pour donner à la Filière Universitaire de Médecine Générale les moyens à la hauteur de ses besoins. De même, le SNJMG ne cesse de combattre tout ce qui pénalise l'exercice des Médecins Généralistes installés ainsi que toute tentative de contrainte sur l'exercice des remplacements.
Par Postmaster
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 14 septembre 2009
L'édition 2009 de l'atlas de la démographie médicale publiée par le conseil national de l'ordre des médecins révèle que :
- le nombre de médecins en activité régulière baisse de 2% (1er janvier 2008 : 203 855 - 1er janvier 2009 : 199 736)
- le vieillissement du corps médical se poursuit avec un âge moyen de 51 ans parmi les médecins en activité
- la diminution des installations en "libéral" s'amplifie (seuls 10% des nouveaux inscrits à l'ordre s'installent en activité libérale).
- La situation démographique de la médecine générale devient de plus en plus problématique

Malheureusement ceci n'est pas étonnant ; le pays continue de souffrir des politiques de réduction de l'offre médicale des années 1990, et de l'hospitalo-centrisme dévalorisant la médecine générale ambulatoire. De plus, l'exercice professionnel en "libéral" tel qu'il existe actuellement, ne séduit plus les nouvelles générations de médecins généralistes.

Pour répondre à la crise démographique de la médecine générale, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) estime urgent de :
- donner des preuves pratiques de la volonté de revalorisation de la médecine générale: Il s'agirait de débloquer les moyens suffisants pour une filière universitaire de médecine générale digne de ce nom, et d'aligner de la lettre tarifaire C - pour les médecins généralistes - sur la lettre CS - pour les autres spécialistes, associé à un paiement forfaitaire plus adapté à la mission du médecin généraliste que l'unique payement à l'acte,
- rendre aux médecins généralistes conventionnés leur coeur de métier (écoute, examen clinique, instauration et suivi des traitements, éducation à la santé, prévention,...) : par l'amélioration des conditions et de la qualité d'exercice (développement des structures pluridisciplinaires, simplification du parcours de soins, et l'organisation de la PDS sur la base du volontariat),
- et améliorer les conditions d'installation, par la mise en place d'un « forfait installation » et l'application effective du moratoire "jeunes installés". 

Toutefois, le  SNJMG, syndicat de médecins généralistes remplaçants, rappelle avec force que toutes ces mesures ne seront pas pleinement efficientes, s'il n'y a pas au coté des médecins généralistes installés, des médecins remplaçants, en nombre suffisant, non pénalisés par rapport aux médecins installés.
Il convient donc d'améliorer les possibilités d'exercice des médecins remplaçants (pour les non thésés comme pour les thésés) et non pas de les enfermer dans des contraintes : le verrouillage de la pratique des remplacements ne va pas garantir un nombre stable de médecins dans les territoires, bien au contraire !
Par Postmaster
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Mardi 16 juin 2009
En 2008, les Etats Généraux de l'Organisation de la Santé s’étaient accordées sur une nécessaire revalorisation de la Médecine Générale.

Le projet initial de la loi Hôpital, Patient, Santé, Territoires (HPST) reprenait ce principe : définition et place de la Médecine Générale dans le système de soins, développement d'une véritable filière universitaire dédiée, engagement sur une politique d'incitation à l'installation.

Malheureusement, le texte qui a été adopté au Sénat n'est plus à la hauteur de l'objectif affiché.

Alors que la fonction de médecin traitant est reconnue implicitement comme principalement dévolue au médecin généraliste, un amendement a fait sortir purement et simplement gynécologues, ophtalmologues et psychiatres du parcours de soins. En revanche, les sénateurs ne se sont même pas interessés aux difficultés induites par le parcours de soins pour les jeunes installés en Médecine Générale ni pour les médecins généralistes installés en groupe.

Un autre amendement instaure dans la loi - via des contrats santé solidarité opposables - la première mesure contraignante sur le lieu d’installation des médecins généralistes.

Enfin, le texte de loi fait peser une nouvelle menace de réquisition sur les médecins généralistes à propos de leurs absences programmées.

Ces amendements: :
- dépouillent (explicitement) la Médecine Générale d’une partie des missions que la loi venait (implicitement) de lui reconnaitre
- ignorent les difficultés actuelles rencontrées par les médecins généralistes vis-à-vis du parcours de soins
- font de la Médecine Générale la première spécialité médicale soumise à un mesure contraignante à l’installation de ces praticiens 
- ciblent les médecins généralistes comme les premiers médecins menacés de réquisitions pour la permanence des soins ou en cas d'absence programmée.

Pendant ce temps, le Conseil de l'Ordre signale que le nombre de médecins généralistes installés décroit et que les postulants à l'installation en Médecine Générale ne représentent plus que 10% des jeunes médecins généralistes.

Est-ce avec de telles mesures que les parlementaires réunis ce jour en Commission Mixte Paritaire (CMP) espèrent inciter les étudiants en médecine à se spécialiser en Médecine Générale puis à s'installer en secteur conventionné ?
Par Postmaster
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 26 mai 2009
A l'occasion de la discussion de la loi Hôpital, Patient, Santé, Territoires(HPST) au sénat, le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) renouvelle ces attentes pour la médecine générale et pour les conditions d'exercice des jeunes praticiens.

Le Bureau National du SNJMG avait apprécié dans le texte initial de la loi, la reprise de plusieurs propositions consensuelles des Etats Généraux de l'Organisation de la Santé : définition et place de la Médecine Générale dans le système de soins, développement d'une véritable filière universitaire, engagement sur une politique d'incitation à l'installation.

Malheureusement, le texte actuellement en débat au Sénat et les amendements que souhaite lui apporter la ministre de la Santé présentent de nombreux éléments en contradiction avec ces propositions.

Aussi, le Bureau National du SNJMG interpelle la ministre de la santé et les sénateurs.
Si vous voulez soutenir l'exrecice ambulatoire de la MG :
- faites de la Médecine Générale une discipline "ouverte" à d'autres exercices tout en maintenant un "droit de remord" (ex : faites du DESC de gériatrie un DESC du groupe 1 accessibles aux médecins généralistes)
- donnez à la Médecine Générale une filière universitaire digne de ce nom (en mettant des garanties concretes aux engagements pris dans le projet de loi)
- garantissez à la Médecine Générale sa spécificité (en lui consacrant un collège propre au sein des futures URPS)
- sortez la Médecine Générale de son carcan sacerdotal (en supprimant toute remise en cause possible du volontariat pour la participation à la permanence des soins - PDS)
- ne rajoutez pas de nouvelles contraintes administratives (Ex : taxation des feuilles de soins "papier", déclaration d'absences) à un exercice qui fait déjà fuir trop de candidats potentiels.
- résolvez les difficultés induites par le système du Médecin Traitant pour les jeunes installés en Médecine Générale ambulatoire
- ne créez pas une contrainte sur le lieu d'installation des médecins généralistes

C'est à l'aune des réponses faites à ces propositions que les jeunes médecins généralistes jugeront de l'engagement de la Ministre de la Santé et des sénateurs dans la revalorisation de la Médecine Générale.
Par Postmaster
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 13 mai 2009
Le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) a interrogé les jeunes médecins généralistes hospitaliers sur la journée du 14 mai 2009.

Le Bureau National du SNJMG les a informé des critiques qu'il formule à l'égard du texte de la loi HPST actuellement discuté au Sénat :
- double langage sur la Médecine Générale : un engagement de revalorisation de la Médecine Générale (université, exercice) contredit par une non réponse aux difficultés actuelles des jeunes installés, la mise en place d'une contrainte sur le lieu d'installation et de plusieurs mesures alourdissant l'exercice des médecins généralistes
- accès de l'industrie pharmaceutique aux programmes d'information et d'éducation à la santé
- aucune remise en cause de l'objectif de financement de l'hôpital public par 100% de tarification à l'activité (T2A)
- aucune solution pour résoudre les difficultés financières d'accès aux soins pour les patients

Au vu des retours de sa base, le Bureau National du SNJMG invite les internes et FFI (Faisant Fonction d'Internes) de Médecine Générale et les jeunes médecins généralistes hospitaliers à participer à la journée de mobilisation du 14 mai 2009.

Par Postmaster
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 11 mai 2009
Le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) a pris connaissance de l'entretien avec Mme Roselyne Bachelot publié dans "Le Monde" le 9 mai 2009.

La ministre de la Santé y fait part de son intention de ré introduire dans la loi HPST la premiere mesure législative contraignante sur l'installation des médecins généralistes. Cette mesure qui ne reposait sur aucun consensus parmi les médecins avait été repoussée par la commission sénatoriale des affaires sociales.

Le Bureau National du SNJMG prend acte de cette démarche coercitive de la ministre. Pourtant, pendant la grève des internes de l'automne 2007, la ministre s'était personnellement engagée auprès du SNJMG à ne pas prendre de mesure contraignante concernant le lieu d'installation des médecins.

Par ailleurs, la ministre de la Santé justifie sa position en arguant d'une concertation régulière avec les organisations de jeunes médecins. Or, depuis la fin des Etats Généraux de l'Organisation de la Santé, le ministère n'a jamais contacté le SNJMG sur la loi HPST.

Suite aux déclarations de la ministre, le Bureau National du SNJMG va interroger sa base avant de réévaluer sa position vis à vis de la loi HPST.
Par Postmaster
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 28 avril 2009
Le Bureau National du SNJMG a été sensible à l'appel des 25 et apporte son soutien à la mobilisation de ce jour - 28 avril 2009 -pour la défense de l'hôpital public.

Le Bureeau National du SNJMG partage les revendications suivantes du mouvement :
- refus des suppressions d’emplois non médicalement justifiées.
- refus du financement à 100% de l'hôpital par la T2A dans le cadre de la convergence public-privé
- demande d'Etats Généraux de l'hôpital

Le Bureau National du SNJMG adjoint ces revendications aux propositions de modifications de la loi HPST qu'il transmet aux sénateurs.
Par Postmaster
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 27 avril 2009

Comme le rappelle depuis longtemps le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG), les difficultés d'accès aux soins relèvent principalement de deux problématiques : financière et géographique.

La première et principale difficulté est d'odre financier et générée par :
- une forte augmentation de la pratique des dépassements d'honoraires
- l'inégalité de couverture complémentaire au détriment des plus faibles revenus
- et la multiplication des forfaits et franchises, censés responsabiliser les patients, et qui ont fait baisser la part remboursée par l'assurance-maladie sur les soins.
Il va sans dire, que le dernier baromètre AG2R-La Mondiale confirme les changements de comportement des assurés : près d'une personne sur cinq reconnaît avoir modifié sa consommation de soins depuis la mise en place des franchises médicales, en 2008 : la part de ces personnes  est de 31 % parmi les bas revenus, alors qu'elle n'est que de 9 % parmi les hauts revenus.

La deuxième difficulté est démographique résulte de :
- La perte d'attractivité (en terme d'activité socioéconomique et de présence de services publics et para publics) de zones géographiques de plus en plus nombreuses
- La dramatique décision visant à restreindre drastiquement le nombre d'étudiants en médecine dans les années 1990
- Le manque de revalorisation de la médecine générale et les entraves à l'installation des médecins généralistes.

Le Bureau National du SNJMG constate que le gouvernement ne prend que très peu en considération les difficultés financières et les causes extra médicales des difficultés géographiques.

Le Bureau National du SNJMG se félicite que le projet initial de la loi HPST s'engage dans une revalorisation de la Médecine Générale, mais condamne les modifications apportées par les députés avec une mesure coercitive à l'installation des médecins généralistes (caractère obligatoire et taxé du contrat santé solidarité) et une obligation de signalement préalable des absences des médecins "libéraux" auprès de leur ARS.

Ces mesures contraignantes adoptées par les députés constituent un alourdissement des conditions d'exercice et une entrave supplémentaire à l'installation des médecins généralistes (alors que les difficultés induites par le système du médecin traitant ne sont toujours pas résolues).

Aussi, le Bureau National du SNJMG va communiquer aux sénateurs amenés à discuter de la loi HPST des propositions de modifications de la loi tenant compte de l'ensemble des problèmes d'accès aux soins.

Par Postmaster
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 14 avril 2009
Avant la discussion de la loi HPST à l'Assemblée Nationale, le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) avait exprimé sa satisfaction de voir dans le projet de
loi une volonté de revalorisation de la Médecine Générale.

Le Bureau National du SNJMG appréciait ainsi la reprise de plusieurs propositions consensuelles des Etats Généraux de l'Organisation de la Santé qui s'étaient tenus l'année dernière suite au mouvement des jeunes médecins de l'automne 2007 (auquel avait pris part le SNJMG).

Malheureusement, les députés ont completement brouillé ce message de revalorisation de la Médecine Générale affiché par le ministère de la Santé, en introduisant dans la légisaltion, d'une part, la perspective proche d’une mesure coercitive à l'installation, touchant au premier chef la Médecine Générale, et d'autre part, des mesures immediates alourdissant de manière inadmissible les conditions d'exercice des médecins généralistes (processus d'opposabilité des SROS ambulatoires, doute sur le principe de volontariat pour la participation à la permanence des soins -PDS-, déclaration obligatoire des absences des médecins ambulatoires auprès des ARS, taxation des feuilles de soins papier).

Le Bureau National du SNJMG rappelle que la France est le pays d'Europe occidentale où les médecins généralistes travaillent le plus, où ils sont les moins bien rémunérés et où la spécialité Médecine Générale est la moins bien reconnue tant à l'Université que dans le système de soins. Ce n'est pas en aggravant cette situation que le pays résoudra les problèmes de démographie médicale et d'accès aux soins.

A l'occasion de la discussion de la loi HPST au Sénat, le Bureau National du SNJMG va soumettre aux sénateurs plusieurs propositions concrètes de modifications du texte actuel pour retrouver l'esprit des Etats Généraux.
Par Postmaster
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 2 avril 2009
Le Bureau National du SNJMG condamne la serie d'agressions perpetrées ces dernières semaines à l'encontre de médecins généralistes, et notamment la dernière dont fut victime le Dr Alain STUDER, à l'occasion d'une garde.

Dans sa tradition humaniste, le Bureau National du SNJMG dénonce toutes formes de violences.

Plus spécifiquement, le Bureau National du SNJMG appelle les pouvoirs publics à :
- développer les incitations matérielles aux regroupements des professionnels de santé (groupes médicaux, maisons de santé)
- donner une concrétisation rapide et complete de la mission de service public aux médecins généralistes participant volontairement à la permanence des soins.
Par Postmaster
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

PRESENTATION

RECHERCHE

SYNDICATION

  • Flux RSS des articles

RESEAU SOCIAL



L'agora Internet des jeunes médecins généralistes : Internes, FFI, praticiens contractuels, attachés ou assistants hospitaliers, chefs de clinique, remplaçants, collaborateurs, jeunes installés en "libéral" ou salariés...

COMPTE FACEBOOK

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés