Communiqués de Presse

Samedi 26 mai 2012 6 26 /05 /Mai /2012 11:35

Après avoir adressé ses félicitations à Mme Marisol Touraine pour sa nomination au Ministère de la Santé, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) a été attentif au premier discours de la nouvelle ministre à l'occasion de l'ouverture du salon Hôpital Expo 2012.

 

Le SNJMG, syndicat indépendant rassemblant internes, remplaçants et jeunes installés ou salariés en Médecine Générale, a bien pris note des 4 engagements pris par la ministre de la Santé le 22 mai 2012 :

- limitation des dépassements d'honoraires

- restauration du service public hospitalier

- restauration du dialogue social avec les professionnels de santé

- reconfiguration des parcours de soins

Le SNJMG apprécie que ces 4 engagements soient compatibles avec les mesures qu'il avait proposées aux deux candidats du second tour de l’élection présidentielle.

 

Le SNJMG, attaché à l'accès aux soins des patients, à la revalorisation de la Médecine Générale et à un décloisonnement Ville-Hôpital (tout en recentrant l'hôpital sur ses activités fondamentales), entend travailler en bonne entente avec la ministre sur de tels objectifs.

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Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 17:16

Le lundi 14 mai 2012 a eu lieu la réunion constitutive du nouveau Bureau National issu de l'Assemblée Générale annuelle du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG).

 

Le SNJMG, syndicat indépendant rassemblant internes, remplaçants et jeunes installés ou salariés en Médecine Générale, est désormais dirigé par l’équipe suivante :

Président :
Alexandre Husson (médecin généraliste remplaçant - Ile de France)

Vice présidents :
Marine Crest-Guilluy (Interne de Médecine Générale - Ile de France)

Theo Combes (médecin généraliste installé - Midi Pyrénées)

Secrétaire général :
Emilie Frelat (Interne de Médecine Générale - Ile de France)

Secrétaires Généraux adjoints : 

Maurice Gueran (médecin généraliste remplaçant - Ile de France) 

Yassine Bouakaz (médecin généraliste installé - Centre) 

Trésorier :
Procope Panagoulias (médecin généraliste installé - Paris)

Autres membres du Bureau :
  

Hélène Cesbron (médecin généraliste remplaçante - Aquitaine)

Marina Lanzi (Interne de Médecine Générale - Bretagne)

Patricia Martel (médecin généraliste remplaçante - Aquitaine) 
Marc Bruel (médecin généraliste remplaçant - Ile de France)

David Martin (interne de Médecine Générale - Ile de France)

Anne Saint Martin (médecin généraliste installée - Midi Pyrénées)

Quant au comité directeur du SNJMG, il est constitué des membres de ce Bureau et des représentants régionaux validés par l'AG :

 

Aquitaine : Antoine BERNEAU

Alsace : David TOLEDANO
Auvergne-Rhone-Alpes: Aurelie TOMEZOLLI

Bretagne : Nicolas AMBROSELLI

Bourgogne : Lilia MEKSEN 

Centre : Benedicte BINEY 
Champagne Ardenne : Adeline DUPONT
Franche Comté : Marion DOLLAT 

Ile de France : David AZERAD 
Languedoc-Roussillon : Laetitia VAILHE
Limousin - Poitou Charente : Simon RIALLAND

Lorraine : Florence LOT 

Midi Pyrénées : Theo COMBES

Nord - Pas de Calais : Olivier CAUX
Normandie : Cecile DUCROT 
PACA : Amandine BRUNEL-GILLON

Picardie : Adélaide THORAILLER

Antilles : Julien DUFRENNE

La Réunion : Morgann PHILIPPON

 

Cette nouvelle direction est à la disposition de la nouvelle équipe ministérielle en charge de la Santé pour discuter notamment des propositions que le SNJMG avait transmises aux candidats à l’élection présidentielle.

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Jeudi 26 avril 2012 4 26 /04 /Avr /2012 18:13

A l'issue du premier tour, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) fait le constat que le thème de la santé n'a été que survolé pendant la campagne.
 
Le SNJMG, syndicat indépendant rassemblant internes, remplaçants et jeunes installés ou salariés en Médecine Générale, déplore ainsi qu'il n'y ait pas eu de vrai débat ni sur l'organisation du système de soins ni sur la souffrance des français au travail ou en recherche de travail.
 
Le SNJMG se console toutefois de voir certaines de ses analyses apparaître et progresser auprès des responsables politiques (ex : intégration de la démographie médicale dans une politique globale d'aménagement du territoire, prise en compte de la crise spécifique de la Médecine Générale).

 
Après synthèse des différentes propositions qu'il a faites pour le premier tour, le SNJMG soumet aux deux candidats retenus pour le second tour, 15 actions qu'il considère comme prioritaires :
 
Organisation du système de santé :
- transformation de la fonction publique hospitalière en fonction publique de santé permettant la création de structures publiques de soins ambulatoires,
- politique de santé publique en faveur de la prévention et de l'éducation pour la santé (ex : création d'un/plusieurs actes de prévention, remboursement de moyens thérapeutiques non médicamenteux),
 
Accès aux soins :
- suppression des obstacles financiers aux soins (ex : franchises médicales)
- facilitation financière de l'accès à la Médecine Générale (ex : suppression des pénalités financières hors parcours de soins, tiers payant sans difficulté d'application pratique) et à la contraception/IVG (ex : forfait contraception pour mineures, prise en charge à 100% par l'Assurance Maladie des actes d'IVG)
 
Démographie médicale
- pause dans l'augmentation du numerus clausus avec adaptation des quotas par spécialités en fonction des besoins de santé publique par régions,
- déploiement de structures publiques de soins ambulatoires dans les territoires en crise, en accord avec les professionnels restant sur place,
- mise en place d'un forfait à l'installation, modulable en fonction du lieu et du mode d'exercice,
 
Exercice conventionnel de la Médecine Générale
- nouveau contrat conventionnel avec un secteur unique revalorisé, qui rémunère à sa juste valeur l'acte intellectuel et technique en associant paiement à l'acte et forfaits (NB : outre le forfait installation, le SNJMG promeut des forfaits indexés sur des critères de qualité professionnelle, à condition de rester dans une logique de moyens et de se référer à des critères issus de véritables consensus scientifiques exempts de tout conflit d'intérêts),
- valorisation du "temps médical" (ex : mutualisation de l'offre de soins, 
délégation d'actes médicaux sous la responsabilité et le contrôle du médecin, création de "coursiers sanitaire et social" pour l'aide à la prise en charge sociale des patients),
- protection du mode d'exercice des remplaçants (prise en compte des aléas de la vie - maternité/adoption, maladie/accident du travail - pour la durée de validité de la licence de remplacement, reconnaissance du remplacement comme mode d'exercice plein à l'égal de l'installation),

Médicaments :
- obligation d'essais contre comparateurs actifs pour l'admission au remboursement des médicaments,
- interdiction de tout conflit d'intérêts en matière d'expertise médicamenteuse et exclusion de l'industrie pharmaceutique de la formation médicale initiale,
 
Internat de Médecine Générale :
- indexation de la rémunération des internes sur le taux d'inflation
- mise à plat du statut de l'interne de médecine dans le cadre d'une harmonisation européenne et en respectant le code du travail français. 
- protection des internes enceintes (dispense d’astreintes à partir du 3e mois de grossesse pour les médecins hospitaliers, fin de la perte du bénéfice du classement ECN des internes après un arrêt maternité)

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Mardi 17 avril 2012 2 17 /04 /Avr /2012 19:07

Après l'affaire du Mediator, il semblait impensable que l'industrie pharmaceutique puisse continuer d'influer sur la formation des médecins.

Hélas, les facultés de Bordeaux et de Clermont Ferrand ont fait la preuve du contraire.

 
Mais elles ne sont pas l'exception : demain, 18 avril 2012, le laboratoire Novartis organise pour le compte de la faculté de Tours "La journée de l'interne" dans un hôtel de la ville avec au programme une présentation des activités de ce laboratoire. La faculté en a fait une journée de formation obligatoire pour la validation du diplôme de troisième cycle des études médicales.


Le SNJMG, syndicat indépendant regroupant internes, remplaçants et jeunes installés et salariés en Médecine Générale, a pris contact avec le doyen de la faculté pour s'opposer à l'organisation par l'industrie pharmaceutique d'une journée de formation universitaire, validante et obligatoire. La Faculté de médecine de Tours n'aurait-elle plus les moyens d'organiser une journée de formation ?


Le doyen de la faculté de Tours qui a maintenu cette journée de formation ne s'est pas donné la peine de répondre au courrier du SNJMG. Aussi, nous renouvelons, publiquement, notre demande de l'annulation de cette journée.


Dans l'intérêt de la population générale et de la santé publique, les étudiants en médecine doivent bénéficier d'une formation indépendante.

 

 

Pour en savoir plus : Complément d'info pour les jeunes MG

 

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Vendredi 13 avril 2012 5 13 /04 /Avr /2012 08:30

Depuis sa création en 1991, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) n'a eu de cesse d'oeuvrer pour l'amélioration des conditions d'exercice d'abord des résidents puis des internes de Médecine Générale.

Malgré les nombreux progrès obtenus après plusieurs grèves d'internes (rénovation du statut, revalorisation des indemnités de garde, application du repos de sécurité...), le SNJMG constate que dans leur vie quotidienne, les internes ne sont pas respecté à la hauteur de leur activité en stages.

Le SNJMG, syndicat indépendant regroupant internes, remplaçants et jeunes installés ou salariés en Médecine Générale, est régulièrement interpellé par des internes se plaignant de :

- organisation du travail non réglementaire (au bon vouloir des chefs de services ou des maîtres de stages),

- difficultés d'indemnisation des astreintes,

- contournement du repos de sécurité,

- non respect des demi journées consacrées à la formation (alors que les impératifs universitaires ne cessent de s'alourdir).

Tout ceci pour une rémunération qui, bien que revalorisée, relève plus du travailleur précaire alors que les internes sont avec les médecins à diplôme étranger les soutiers médicaux de l'hôpital...

Comment, dès lors, s'étonner qu'une étude réalisée en 2011 montre que 1 interne de Médecine Générale sur 2 soit en situation de burn out ?

Aussi, le SNJMG renouvelle ses revendications pour :

- une réévaluation annuelle de la rémunération des internes en fonction du taux d' inflation

- une mise à plat du statut de l'interne de médecine dans le cadre d'une harmonisation européenne et en respectant le code du travail français.

Il est hallucinant de croire en 2012 qu'il est possible de bien former des médecins en les maintenant dans des situations délicates et contraignantes lors de leurs études. Améliorer le statut des internes, c'est aussi un impératif de santé publique...

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Vendredi 23 mars 2012 5 23 /03 /Mars /2012 17:59

En cette période de campagne électorale, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) publie régulièrement des propositions sur le système de santé et la Médecine Générale.


Mais le SNJMG, syndicat indépendant rassemblant internes, remplaçants et jeunes installés ou salariés en Médecine Générale, est également attentif aux propositions des autres syndicats médicaux et c'est avec interêt qu'il a pris connaissance de celles du syndicat médical historique : la Confédération des Syndicat Médicaux Français (CSMF).


Ces derniers temps, en matière de démographie médicale, le SNJMG avait apprécié entendre la CSMF se référer à l'exercice médical plutot qu'à la densité médicale. Ce discours rejoignait l'approche "Temps médical" développé par le SNJMG...

 

Hélas, la CSMF réitère sa proposition de 2010 visant à limiter le temps de remplacement des jeunes diplômés en Médecine (1).

 

Or, les données chiffrées du Conseil de l'Ordre des médecins (2) montrent que l'effectif global des médecins remplaçants n'augmente plus depuis quelques années et que le nombre des remplaçants de moins de 40 ans est même en diminution, malgré l'arrivée de promotions de jeunes diplomés plus importantes du fait du relèvement du numerus clausus (la stabilisation de l'effectif global est dûe à une augmentation des remplaçants de plus de 65 ans - "retraités actifs").

 

Au vu de ces données, il est évident que limiter le temps de remplacement des jeunes médecins ne pourra aboutir qu'à une baisse du nombre de remplaçants disponibles : pour aider les médecins installés, est-ce vraiment la meilleure des choses à faire ?!

 

Par ailleurs, cette proposition touchera en premier lieu les jeunes femmes médecins généralistes qui pour des raisons familiales (conjoint, enfant-s,...) retardent leur projet d'installation.

 

Non seulement cette proposition présentée comme "fortement incitative" par la CSMF est stupide et contre productive en matière de démographie médicale, mais elle peut être aussi taxée de corporatisme de "vieux médecins"... 

  

Pire, cette proposition laisse entendre qu' il y a tellement peu d'espoir de donner envie aux jeunes médecins de s'installer qu'il faudrait les contraindre à le faire... 

 

Mais, comment imaginer qu'un individu contraint puisse bien soigner ? 

  

Pour en savoir plus : les internes et les médecins remplaçants peuvent suivre ce dossier dédié aux tentatives de contraintes du remplacement.

 

Annexes :

 

(1) : http://www.csmf.org/index.php?option=com_content&task=view&id=1269&Itemid=541

 

(2) : Nombre de médecins remplaçants entre 2006 et 2010 (Ordre des Médecins)

Année 2006 2007 2009 2010

effectif total 7125 6887 6900 6705

effectif moins de 40 ans 3731 3223 2973

effectif plus de 65 ans 132 515 609

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Lundi 19 mars 2012 1 19 /03 /Mars /2012 13:49

Lors de sa création en 1991, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) a fait de l'indépendance vis à vis de l'industrie du médicament et des dispositifs médicaux une valeur fondatrice. Certes, cet engagement entravait financièrement son développement et l'isolait dans le paysage syndical médical mais il donnait au syndicat une légitimité totale pour analyser la situation du médicament en France.

L'année dernière, les critiques et les propositions de réforme qu'il a emises depuis 20 ans se sont trouvées confortées par l'affaire du Médiator.

La loi sur le médicament votée à la suite de cette affaire reprend plusieurs des propositions du SNJMG et d'autres structures engagées dans ce combat pour l'indépendance des professionnels de santé vis à vis de l'industrie pharmaceutique (ex : Syndicat de la Médecine générale, Revue prescrire, Assciation Formindep...).

Toutefois, le SNJMG a déploré les limites de la loi concernant la prévention des conflits d'intérêts et le renforcement des droits des victimes. 

Aussi, le SNJMG propose plusieurs pistes d'amélioration de la loi : 
- obligation d'essais contre comparateurs actifs pour l'admission au remboursement des médicaments,
- modifications réglementaires autorisant les actions de groupe pour les patients,
- absence de conflit d'interet pour tout responsable d'agence ou d'administration sanitaire,
- absence de conflit d'interet pour les associations de patients siégeant dans les instances de la nouvelle agence du médicament,
- accès facile à l'information sur les subventions de l'industrie pharmaceutique aux professionnels de santé et aux différentes structures du monde de la santé,
- mise en place d'un corps d'experts indépendants,
- exclusion de l'industrie pharmaceutique de la formation médicale initiale.

Le SNJMG est également favorable au remboursement à 100% de médicaments ayant prouvée leur pertinence dans les indications de pathologies reconnues ALD. Ceci permettrait accessoirement d'en finir avec les ordonnaces bi-zones...

Enfin, le SNJMG renouvelle sa demande de prise en charge de méthodes thérapeutiques non médicamenteuses (régimes diététiques, activités physiques, traitements psychologiques, etc...).

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Lundi 12 mars 2012 1 12 /03 /Mars /2012 18:11

A l'occasion d'une polémique en cours, le Syndicat National des Jeunes Medecins Généralistes (SNJMG) estime qu' il ne peut pas exister d'IVG (Interruption Volontaire de Grossesse) "de confort".
Il peut certes exister des difficultés d'accès voire une mauvaise utilisation de la contraception, mais l'IVG reste un évenement marquant dans la vie d'une femme.

Dans ce contexte, le SNJMG, syndicat indépendant d'internes, remplaçants et jeunes installés ou salariés en Médecine Générale, rappelle ses revendications sur la question de la contraception et de l'IVG :
- application des circulaires concernant l'accès à la contraception et l'éducation à la sexualité
- creation en Médecine Générale d'un acte de prevention à propos de la sexualité (MST, contraception...)

- création d'un « forfait contraception pour mineures » gratuit jusqu’à 18 ans, et prolongé sous conditions de ressources au délà de 18 ans (cf : Rapport Nisand 2012),
- prise en charge à 100% par l'Assurance Maladie des actes d'IVG,
- revalorisation des actes d'IVG (notamment chirurgicaux) et amélioration du statut des médecins (notamment en centres publics et para publics),
- pérennité des centres publics et para publics prenant en charge des IVG,
- assurance d'une offre de suivi social et/ou psychologique pour les femmes ayant recours à l'IVG (en respectant au mieux leur choix)
.

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Mercredi 7 mars 2012 3 07 /03 /Mars /2012 08:39

A l'occasion de la journée internationale des femmes le 08 mars 2012, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) rappelle qu'elles sont dans l'histoire le vecteur de progrès sociaux.

Le SNJMG, syndicat indépendant rassemblant internes, remplaçants et jeunes installés ou salariés en Médecine Générale, souhaite démontrer que la feminisation de la profession ne signifie pas déclassement, comme cela est dit trop souvent, mais (r)évolution positive. 

Veiller à répondre aux aspirations des femmes médecins (déjà majoritaires à la fac et bientôt dans le métier), c'est prendre en considération les aspirations des nouvelles générations de médecins :
- valorisation de l'exercice professionnel, quel que soit le mode d'exercice, avec possibilité de profil de carrière et officialisation de passerelles, ouvertes dans les 2 sens, vers d'autres disciplines (évolution de la profession choisie au gré de l'expérience aquise durant l'exercice et des opportunités rencontrées)
- développement de mesures pratiques de soutien à l'exercice en commun (exercice en groupe, travail en réseaux...)
- possibilité de participer à des séminaires de formation continue sur son temps de travail sans être pénalisé par une perte de revenus
- organisation d'une permanence de soins ambulatoire, pertinente et attractive, sur la base d'un réel volontariat

- amélioration du statut de médecin collaborateur libéral et application effective du statut de médecin collaborateur salarié
- suppression de la précarité des jeunes médecins en centre de santé par l'embauche en CDI (et non en CDD de 6 ans) et revalorisation de la grille salariale de la fonction publique territoriale
- solution équitable pour les RTT des médecins hospitaliers
- prise en compte des aléas de la vie (maternité/adoption, maladie/accident du travail) pour la durée de validité de la licence de remplacement

Au délà de ces revendications pour tous les médecins, le Bureau National du SNJMG rappelle également ses demandes spécifiques aux femmes médecins :
- la parité dans les listes proposées aux élections professionnelles (ordres, caisses de retraites, URPS etc....)

- la transposition automatique aux libérales de santé de toutes les mesures concernant la durée des congés maternité qui ont été votées pour les médecins salariées,
- le versement des indemnités journalières par l’Assurance Maladie au 1er jour d’arrêt de travail pour toutes les grossesses pathologiques nécessitant un arrêt de l’activité médicale libérale
- la dispense d’astreintes à partir du 3e mois de grossesse pour les médecins hospitaliers (y compris internes et FFI)
- la fin de la perte du bénéfice du classement ECN des internes après un arrêt maternité (pour les choix de stages lors de l'internat, ndlr)

Tous les médecins, tous les patients et l'ensemble de la société seront les bénéficiaires de telles mesures.

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Vendredi 2 mars 2012 5 02 /03 /Mars /2012 13:53

Si les obstacles financiers représentent la première et principale difficulté en matière d'accès aux soins, il existe également en France des problèmes de démographie médicale.

Ce n'est pas une découverte pour le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) puisqu'il alertait dès la fin des années 1990 sur la menace de pénuries localisées d'offre médicale. A l'époque, les "experts" de santé publique parlaient de 20 000 médecins de trop en France, des syndicats médicaux demandaient des mesures coercitives pour conjurer le risque de pléthore médicale et le gouvernement subventionnait les départs anticipés à la retraite de médecins dès l'âge de 56 ans...

En 2012, les craintes ont désormais changées de nature mais les positions des politiques et des "experts" restent aussi démagogiques ou caricaturales que dans les années 1990 : augmentation du nombre d'étudiants en médecine et obligation pour les médecins de s'installer en zones déficitaires...

 

 L'aveuglement stratégique anime la politique de santé dans notre pays. Cette politique est souvent le fruit d'une projection d'attentes conjoncturelles, et de modèles obsolètes à des nouvelles situations.  

La coercition n'a jamais fait la preuve de son efficacité, et il est illusoire d'attendre d'une mesure univoque la solution à un problème multifactoriel.

 

Dans la problématique globale de démographie médicale, la Médecine Générale vit une crise identitaire spécifique et c'est à l'aune de cette crise que le SNJMG émet les propositions suivantes :

 

1/ Une régulation incitative de l’offre de soins selon les besoins locaux par la mise en place d'un forfait structurant à l'installation en complément de la rémunération à l'acte et modulable en fonction du lieu et du mode d'exercice 

 

2/ Un nouveau contrat conventionnel avec un secteur conventionnel unique revalorisé, qui rémunère à sa juste valeur l'acte intellectuel et technique en associant paiement à l'acte et forfaits.

 

3/ Une politique d'évolution de carrière avec passerelles entre les spécialités

 

4/ Une souplesse des liens entre la formation initiale et la pratique quotidienne


5/ Une diversification de l’activité dans des structures diverses (cabinets privés ou maisons de santé publiques) et selon des statuts divers (activité libérale et/ou salariée).

 

6/ Une augmentation du "temps médical" par:

 - La promotion de regroupements (pas obligatoirement physiques mais organisationnels) par bassin de vie et la création de plateaux techniques de médecine ambulatoire de proximité, de qualité, publics ou privés, sans exclusive en tenant compte des spécificités territoriales et de l'offre de soins pré existante 

 - L'organisation de la délégation d'actes médicaux sous la responsabilité et le contrôle du médecin et la création de "coursiers sanitaire et social" pour l'aide à la prise en charge sociale des patients(*)

- L’évolution et la promotion, dans le respect de l’indépendance médicale, des sociétés libérales (SEL) - afin de séparer le patrimoine privé et professionnel, et surtout de simplifier l'investissement - et la délégation de la gestion administrative. 

 

 7/ une introduction d'un module de gestion et de droit dans la formation initiale et la création d'un diplôme de "médecin gérant" dans le cadre de la formation médicale continue. 

 

Le SNJMG, syndicat rassemblant internes, remplaçants et jeunes installés ou salariés en Médecine Générale réaffirme par ces propositions l'importance d'un engagement volontariste incitatif et dénonce les velléités de "gérer" les jeunes médecins comme les stocks de marchandises d'une entreprise.

 

(*) : à l’exemple de l’association ARESPA (http://www.soinspalliatifs-fc.fr/reseau_arespa.php)

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